« J’ai l’impression qu’il y a une grande diversité » : Nicolas Philibert évoque la première édition du festival Cinéma à la folie

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:30
Abaca
Le réalisateur Nicolas Philibert est le parrain du festival "Cinéma à la folie" : l’occasion pour lui d’en dévoiler un peu plus sur cette première édition, qui s’annonce riche en surprises et en émotions.

C’est un nouveau festival qui a lancé sa soirée d’ouverture le mardi 23 septembre dernier dans la capitale, avec en guise de film inaugural le long-métrage d’Isabelle Carré, intitulé Les Rêveurs, dans lequel la comédienne retrace un moment marquant de sa vie : son séjour en institut psychiatrique.

Nicolas Philibert se livre sur la première édition de "Cinéma à la folie" 

Cette première édition, qui se déroulera du 3 octobre au 27 octobre, est portée par deux figures emblématiques, puisque Isabelle Carré a accepté d’en être la marraine, et Nicolas Philibert, le parrain. Ce dernier s’est entretenu avec nous lors de cette soirée d’ouverture du festival de Cinéma à la folie. "Il s’agit de la toute première édition et j’espère sincèrement qu’il va pouvoir continuer à vivre, à grandir. Cinéma à la folie rassemble une douzaine de films, à la fois documentaires et fictions à parts égales, et qui présentent des œuvres ayant un lien avec la santé mentale." nous a-t-il avoué avant de revenir sur le choix des films sélectionnés pour cette toute première édition : "J’ai l’impression qu’il y a une grande diversité. On y trouve à la fois des films destinés à la salle de cinéma, des œuvres à vocation télévisuelle, mais aussi des moyens-métrages, qui abordent différentes questions en traitant la santé mentale sous divers angles : différentes pathologies, etc." Rappelons qu’il s’agit d’un festival itinérant, qui fera étape dans huit villes différentes. Le festival Cinéma à la folie passera ainsi par Boulogne-sur-Mer, Clermont-Ferrand, La Rochelle, Nancy, Nantes, Nîmes, Orléans, ainsi que Pau et posséderont diverses projections tournant autour de cette problématique.

Un festival mûrement réfléchi 

Nicolas Philibert nous a assuré : "Ceux qui l’ont orchestré ont accompli un immense travail auprès des associations locales et des scolaires. L’idée est de sensibiliser les spectateurs à la santé mentale et de déstigmatiser ceux qui souffrent de troubles psychiques. Bien souvent, ces personnes sont pointées du doigt. Il y a, derrière tout cela, cette volonté de tisser des liens entre elles et la société, afin qu’elles soient moins marginalisées."

Par
Malo Morcel