Festival de Cannes 2024 : Le puissant geste de Judith Godrèche lors de la montée des marches

Publié le 16 mai 2024 à 11:40
Christophe Aubert
La comédienne et réalisatrice Judith Godrèche a monté les marches du festival de Cannes ce mercredi 15 mai pour la présentation de son film Moi Aussi, l’occasion pour elle de faire, avec le reste du casting, un geste puissant qui est un symbole du mouvement #MeToo.

Le festival de Cannes continue de faire sensation dans le sud de la France. Si la cérémonie d’ouverture a vu Zaho de Sagazan reprendre du David Bowie, Juliette Binoche fondre en larmes devant Meryl Streep, et Camille Cottin tordre le cou du patriarcat, les moments forts continuent de se succéder sur le tapis rouge.

Un geste fort pour l’équipe de "Moi Aussi"

Ce mercredi 15 mai, c’était au tour de Judith Godrèche de monter les marches de Cannes pour la projection de son court-métrage intitulé Moi Aussi lors de la cérémonie d’ouverture de la compétition parallèle Un Certain Regard. Celle qui a dénoncé les violences sexuelles qu’elle a subies dans le milieu du 7ème art est montée avec des comédiens du film, dont sa fille Tess Barthélémy. Tous se sont tenus par la main lors de leur arrivée sur le tapis rouge.

Une fois en haut des marches, les membres de l’équipe du film se sont plaqué les mains sur la bouche, un geste fort symbolisant le mouvement #MeToo.

Judith Godrèche répond à Vincent Lindon

Judith Godrèche ne cesse de faire parler d’elle : il y a quelques jours, elle s’était ouvertement moquée de Vincent Lindon, qui avait demandé une feuille de route pour être aidé face aux violences faites aux femmes. "Il faut me guider. Je suis la personne la plus apte à aider, mais aide-moi à aider", a-t-il demandé, réclamant même une "feuille de route". Judith Godrèche avait explosé de rire avant de lui répondre sur France Inter. "Pardon", avait-elle ajouté avant de tenter de répondre à la demande à son confrère. "Par exemple, je ne sais pas, sur un tournage ouvrir les yeux. Il est compliqué de ne pas voir. (…) C’est la capacité de s’identifier à toutes et tous sans se dire ‘je ne peux pas m’identifier à elle car c’est une femme’. Il devrait être possible de s’identifier à tous les genres humains. À partir du moment où tu t’identifies, tu sais que ce qui fait mal à l’autre te fait mal à toi. Je pense que personne n’a besoin de feuille de route pour savoir, il me semble. C’est d’ailleurs pour cela qu’il n’y a pas besoin de formation pour savoir qu’abuser quelqu’un sexuellement ce n’est pas bien. On n’a pas besoin d’être formé pour savoir qu’il ne faut pas violer", avait-elle affirmé.

Par
Lucas Aimé