Audrey Lamy maîtrise l’art du contrepied. À l’image du titre rieur, choisi par John Wax (le co-réalisateur de Tout simplement noir) pour porter à l’écran l’histoire authentique de son amie Marie-Odile Weiss, maman d’un jeune enfant diagnostiqué autiste, et dont elle avait fait un seule-en-scène joliment intitulé… En tongs au pied de l’Himalaya.
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Lorsqu’elle reçoit le scénario, la comédienne, abonnée à la comédie feel good, se lance dans la lecture, pensant trouver matière à se gondoler. Dès les premières pages, elle est saisie par l’émotion, émaillée de rires, certes, mais surtout de larmes : montagnes russes en vue ! « John a le talent pour s’emparer de ce thème délicat avec humour. La comédie permet de le rendre accessible à tous », confie Audrey Lamy, qui incarne Pauline, cette maman dépassée par la maladie de son fils de 5 ans, trop longtemps dans le déni. « Elle se trouve au pied d’une montagne : guider son petit garçon autiste vers l’autonomie. Plein d’obstacles l’attendent, et elle n’est pas armée. Finalement, c’est d’un double sauvetage qu’il s’agit. Elle va évoluer avec son fils et, surtout, grâce à lui. »
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Avec elle, on découvre la méconnaissance de cette maladie, les idées fausses à la pelle ( Rain Man, avec Dustin Hoffman, n’y est pas étranger). Et, bien entendu, la stigmatisation. Sans compter le manque d’accompagnement des familles et le parcours du combattant qu’est la scolarisation. « En tongs… est une invitation à porter un regard généreux sur la différence », poursuit la comédienne, qui trouve ici son rôle le plus touchant. « C’est la méconnaissance de l’autisme qui provoque le rire. J’ai apprécié de laisser le rôle de rigolo de service à Benjamin Tranié, qui joue mon frère. Je suis heureuse de me frotter à des enjeux dramatiques nouveaux, avec des personnages qui sont plus dans l’intensité. » Assurément, un très joli pas de côté.
En tongs au pied de l’Himalaya, mardi 27 juillet à 21h10 sur Canal+