Audrey Lamy au casting de « Ninja Turtles : Teenage Years » : « J’étais toujours plus attirée par les méchantes que par les gentilles »

Publié le 10 août 2023 à 7:41
Isabelle Vautier / Starface
Avant de s’afficher, en famille, dans la prochaine série de Prime Video, Killer Coaster*, Audrey Lamy donne de la voix dans le film d’animation Ninja Turtles : Teenage Years*.

Qui est Cynthia Utrom, le personnage que vous doublez ?

C’est LA grande vilaine du film ! Elle tente de reproduire le fluide qui a permis aux tortues ninjas de muter en créatures anthropomorphiques. Elle est calculatrice, impitoyable, froide : c’est vraiment LA caricature de la grande méchante !

C’est agréable de jouer ce type de personnage ?

J’adore ça ! Ce sont des personnages très caractérisés, dont on se souvient, et qui apportent de l’intrigue et du rythme à l’histoire. Et mine de rien, on s’attache beaucoup à eux ! Plus jeune, je regardais Melrose Place et Beverly Hills : j’étais toujours plus attirée par les méchantes que par les gentilles.

Feriez-vous un bonne Tortue ninja ?

Il faudrait que je me remette au sport mais manger des pizzas comme eux, ça je sais faire ! (Rires). Pour le reste, il me faudrait un coach pendant très très très longtemps…

Ninja Turtles : Teenage Years a été ovationné au dernier festival du film d’animation d’Annecy. Et pour cause, il est intelligent, c’est une véritable ode à la différence et à l’enfance. Des thèmes qui vous parlent ?

Beaucoup. C’est drôle parce qu’aujourd’hui, je commence peu à peu à orienter mes choix sur ce genre de films. C’est intéressant de mettre en lumière des personnages qui ne le sont pas forcément, comme j’ai pu le faire avec Les Invisibles (2019) ou La Brigade (2021). Je viens de finir un film s’appelle En tong au pied de l’Himalaya et qui traite de la difficulté d’être différent. Mais les moqueries peuvent aussi décupler une force en chacun d’entre nous et nous aider à avancer dans un monde assez impitoyable. Quand on commence à vieillir, on se rend compte qu’on a de la chance d’être différent. Il faut juste être bien entouré.

Vous avez un CV à long comme le bras en matière de de doublage de dessin animé. Qu’est-ce qui vous fait accepter à chaque fois ?

Au tout début, je vous avouerais que c’était une manière de pouvoir gagner un petit peu d’argent alors que j’étais élève au Conservatoire de de théâtre à Paris. J’ai eu la chance de rencontrer une directrice de plateau qui m’a fait faire mes premiers doublages. C’est un exercice difficile mais on ressent une sorte de liberté, on peut changer sa voix, ce qui est impossible en théâtre ou au cinéma. Dans le noir, devant un écran et face des personnages de dessins animés qui sont hauts en couleur, on peut tout se permettre. Tout à coup, on peut se permettre d’avoir à nouveau 4 ans et demi et de pouvoir s’amuser comme une enfant.

Avez-vous déjà observé en direct les réactions de vos enfants quand ils reconnaissent votre voix ?

Ma fille est encore trop petite, elle n’a que deux ans, mais pour mon fils, âgé de 7 ans, je suis la super maman qui double Lucie Wilde dans Moi, moche et méchant ! Cela me permet de briller un peu à ses yeux.   

Vous serez en septembre à l’affiche de la série Killer Coaster (Prime Video) aux côtés de votre sœur Alexandra Lamy et de votre nièce Chloé Jouannet. Alors, pour ou contre le travail en famille ?

Ça dépend des familles ! (Rires). Certaines ne peuvent pas se blairer et ne pourront jamais travailler ensemble. Nous, on savait que depuis très longtemps donc on avait vraiment envie de travailler ensemble. On s’entend bien, on a les mêmes points de vue, les mêmes goûts et on est vraiment bienveillante les unes envers les autres. C’était absolument fabuleux de tourner en famille. Cela permet aussi de gagner du temps : comme on se connaît, on peut tout se dire même des choses pas très sympas ! (Rires). Ça nous permet d’avancer plus vite, plus loin, on se donne des conseils et on s’écoute.

Vous y jouez une méchante ou une gentille ?

Je joue une gentille méchante qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Rien que physiquement, on n’a pas envie de lui taper dans le dos !

Par
Amandine Scherer