Doctor Strange in the Multiverse of Madness (TF1) – Elizabeth Olsen : « Quand j’ai signé pour ce film, je pensais que je ne serais qu’un rôle parmi d’autres »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:30
Sublime et vénéneuse, Elizabeth Olsen fait évoluer radicalement son personnage Marvel dans la suite de Doctor Strange. Retour sur le parcours hors du commun de Wanda Maximoff.

Il était une fois une sorcière bienveillante, que l’on a poussée aux confins de la folie. Wanda Maximoff est peut-être le personnage le plus fascinant de l’univers cinématographique Marvel : apparue furtivement pour la première fois dans une scène post-générique de  Captain America : Le Soldat de l’hiver, en 2014, celle que l’on surnomme la Sorcière rouge s’est depuis fait une place de choix aux côtés de Spider-Man et consorts. Fruit d’expériences scientifiques lui ayant conféré ses pouvoirs (télékinésie, manipulation de la réalité…), elle a évolué jusqu’à devenir la vénéneuse méchante de Doctor Strange in the Multiverse of Madness.

Mais comment en est-on arrivé là ? Son interprète, Elizabeth Olsen, n’y est évidemment pas pour rien. Grande actrice capable de prestations démentes (il faut la voir dans Ses trois filles, récent drame Netflix, où elle est bouleversante), la petite soeur de Mary-Kate et Ashley – les célèbres jumelles de La Fête à la maison – a insufflé de la complexité à un personnage a priori binaire. Mais c’est aussi une mini-série qui a redéfini le destin de Wanda : dans la très originale  WandaVision, elle se retrouvait coincée dans un univers de sitcoms des années 50 à 90, entre I Love Lucy, Ma sorcière bien aimée et Malcolm. Chaque épisode reprenait les codes d’une série bien précise et la Sorcière rouge y menait une vie tranquille de mère de famille avec l’androïde Vision (Paul Bettany) et leurs deux fils. Problème : Vision était décédé dans un précédent film et le couple n’a jamais eu d’enfants… Entre satire et démence, WandaVision brouillait les pistes et se concluait sur une note amère. La Sorcière rouge terminait seule, à l’écart du monde, faisant le deuil de gamins qui n’existent pas. 

CRUELLE, CAR DÉSESPÉRÉE 

Un vertige existentiel qui sert de carburant à Doctor Strange in the Multiverse of Madness, signé Sam Raimi (la trilogie Evil Dead et celle des Spider-Man des années 2000), où Wanda tente de redonner vie à sa progéniture fantasmée et se frotte, au passage, au docteur Stephen Strange (le toujours impeccable Benedict Cumberbatch), plongé dans une infinité d’univers parallèles. Divertissement XXL où Elizabeth Olsen semble prendre un immense plaisir à incarner cette femme brisée, cruelle, car désespérée : « Quand j’ai signé pour ce film, je pensais que je ne serais qu’un rôle parmi d’autres, se souvient l’actrice. J’ai paniqué quand j’ai compris que ce ne serait pas le cas : on n’avait pas terminé le tournage de WandaVision ! Finalement, c’était une incroyable opportunité de donner de la substance à Wanda. Si la série permettait que les gens s’attachent à elle, alors il était possible de jouer avec leurs attentes dans le film. De créer du conflit à la fois chez le personnage et le spectateur. » Dernièrement, Elizabeth Olsen se disait prête à reprendre du service dans le costume, à condition que Marvel trouve « la bonne façon de [la] faire revenir ». Si un scénariste en panne d’inspiration a besoin d’un coup de main, on a quelques idées à lui soumettre…

Doctor Strange in the Multiverse of Madness, dimanche 3 novembre à 21h10 sur TF1

FRANÇOIS LÉGER 

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