Cela fait vingt ans que vous incarnez le roi Arthur… Vous n’êtes jamais lassé ?
Alexandre Astier Non, c’est un terrain de jeu et d’expérimentation permanent. Je ne pourrais pas faire les choses sur la longueur s’il fallait que je réitère sans cesse le même exercice. Kaamelott, c’est un monde dans lequel tout peut se passer : des romances, des intrigues, des thrillers, des épouvantes… à deux ou à soixante-dix personnages. À partir du moment où il n’y a pas de limites, je veux bien réaliser un film nouveau, jusqu’à ce que je trépasse.
On retrouve un roi en pleine déprime, qui ne veut plus entendre parler de la Table ronde…
Philosophiquement, le renoncement est très intéressant. J’avoue que j’ai toujours pris du plaisir à raconter des héros qui ne sont pas tout blancs. Ils sont fatigués, ils partent en vrille ou bien ils n’y croient plus. Le manque de foi est assez marrant à traiter.
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"Franck Pitiot, n’a pas souhaité poursuivre l’aventure"
Où est passé Perceval, l’un des personnages préférés des fans de Kaamelott, qui n’apparaît pas sur l’affiche ?
Franck Pitiot, qui l’interprète, n’a pas souhaité poursuivre l’aventure. J’ai d’abord été attristé, ce n’est pas quelque chose que j’aurais initié moi-même, évidemment. Face à son refus, j’ai dû faire un travail de réécriture. J’ai profité de la contrainte et, finalement, l’histoire se goupille plutôt pas mal. Maintenant que j’ai vécu ces huit mois de tournage sans lui, je n’y pense plus beaucoup.
Même si Arthur tient une grande place dans votre vie, avez-vous d’autres projets en tête ?
J’aimerais réaliser une série de science-fiction. C’est un très gros projet, de longue haleine, qui ne va pas se mettre en place tout de suite, parce que je ne veux pas abandonner Kaamelott.Si je veux réaliser ces projets-là et remonter sur scène une fois ou deux avant mes obsèques, il faut que je m’organise !
L’interview d’Alexandre Astier est à lire en intégralité dans le nouveau magazine Télé 7 Jours. Disponible dans les kiosques dès ce lundi 20 octobre.