C’est un événement que les fans attendaient de pied ferme ! Alexandre Astier a dévoilé en juillet dernier l’affiche officielle de Kaamelott 2 : Partie 1, relançant l’impatience autour de sa trilogie cinématographique. Sur les réseaux sociaux de la saga, l’annonce s’est accompagnée d’un message mystérieux : "On a beau dire beau faire, ça s’approche dangereusement…". La sortie du film est fixée au 22 octobre prochain et il faudra donc prendre son mal en patience encore quelques mois.
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Le retour de Kaamelott approche !
Sur le visuel, on retrouve le roi Arthur, allongé sur un empilement de planches, Excalibur posée non loin, et le regard sombre. Le ton est donné ! Cette suite s’annonce plus grave et introspective. L’image n’est pas anodine, elle fait écho à la table ronde reconstruite dans le premier film par les chevaliers Bohort et Gauvain, une table que le roi qualifiait alors de "modeste". Alexandre Astier avait déjà prévenu, dans cette suite, Arthur "va pas bien". Et d’ajouter : "Je livre de vraies sensations, de vraies émotions, de vrais dilemmes".
Le film, tourné dans le plus grand secret durant l’été 2024, a mobilisé des moyens impressionnants. Huit mois de tournage, 78 comédiens, des studios, des décors complexes et de nombreux effets spéciaux. La production s’annonce donc aussi ambitieuse que dense. En mars dernier, Alexandre Astier confiait au vidéaste Axolot : "J’ai l’impression d’être passé à la machine à laver. Mais ça va".
Un film choral
Le réalisateur a une nouvelle fois pris la parole ce jeudi 7 août via un communiqué de presse. Alors que la sortie de Kaamelott 2 : Partie 1 approche à grands pas, Alexandre Astier a pris la plume pour en dévoiler l’essence. "Le deuxième volet de Kaamelott est le chapitre où Arthur envoie ses chevaliers — vétérans ou novices, compagnons de longue date ou recrues de l’année — à l’Aventure", explique-t-il d’entrée. C’est donc un film choral, foisonnant, où les personnages s’éparpillent "aux quatre coins du monde" pour affronter l’inconnu, portés par une quête de valeur et de courage. Ce n’est plus seulement le destin du roi Arthur qui est en jeu, mais celui de toute la Table Ronde.
Devant la richesse de cette intrigue, Alexandre Astier a fait un choix narratif fort : celui de diviser ce deuxième opus en deux parties, pensées comme un seul et même film. "C’est un volet long, constitué de nombreuses histoires parallèles, qui mérite qu’on s’y attarde. Je n’aurais pas compressé tout ça en deux heures. Mais il s’agit bien d’un volet unique : une seule unité de temps claire, les mêmes mondes, les mêmes aventuriers…", a-t-il détaillé. L’auteur insiste d’ailleurs sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une suite classique, mais d’un "long spectacle avec entracte".
Alexandre Astier dévoile "ce qui compte" pour lui
Alexandre Astier est aussi revenu sur l’histoire de Kaamelott, débutée il y a près d’un quart de siècle avec le court-métrage Dies Iræ. Une aventure d’écriture et de mise en scène qui a évolué avec lui : "Kaamelott reflète toujours ce que j’ai envie de raconter au moment où j’en écris une nouvelle page : à trente, à quarante, à cinquante ans aujourd’hui…".
Derrière cette œuvre tentaculaire se cache une philosophie, celle d’un créateur à l’écoute du hasard et du temps : "Ce qui compte, c’est de tenir l’écriture de Kaamelott en constante évolution, de l’adapter aux contraintes, bien naturelles, d’un projet qui s’inscrit dans la durée — sur des décennies, même. Et de considérer ces contraintes comme des coups de pouce du destin à l’auteur…".
Et de conclure, avec une majuscule au mot qui guide toute grande saga : "Le Destin — allez, je lui mets une majuscule — est très présent dans la confection d’une saga. Sans doute parce qu’une saga est une vie à peine miniature. Il faut savoir l’écouter !". Affaire à suivre !