Tourisme : La Costa Brava dans les pas de Dali

Publié le 5 avril 2025 à 10:12
Fundaci Gala-Salvador Dali Figueres 2025
Avec des températures clémentes, le printemps, moins fréquenté que l’été, est la période idéale pour visiter les sites catalans où l’extravagant artiste a laissé son empreinte.

Il voulait être le premier Espagnol à voir le soleil se lever ! Salvador Dalí s’est donc ins-tallé à Portlligat, un hameau situé dans le prolongement de la station balnéaire de Cadaqués où, enfant, il passait ses étés. Une simplicité à mille lieues des gratte-ciel new-yorkais et de l’effervescence parisienne, qu’il côtoyait régulièrement. Avec Gala, l’ex-femme du poète Paul Éluard devenue sa muse, il vivait dans une cabane de pêcheur aux murs blancs, agrandie au fil du temps et surmontée d’œufs gigantesques (photos). À l’intérieur de cette maison-musée, rien n’a bougé, y compris l’atelier, conçu pour faire entrer la lumière et des toiles gigantesques.

Figueras, sa capitale

L’oliveraie où Dalí peignait est toujours là, ainsi que la piscine phallique et le célèbre canapé rose en forme de bouche. Un film d’archives en français et des photos témoignent de l’ambiance qui y régnait. On y découvre également les excentricités du maître, qui n’hésita pas à faire jeter un piano à queue dans la mer… pour la beauté du geste. À une quinzaine de kilomètres de là se trouvent Figueras et la maison natale de l’artiste, où un parcours immersif dévoile sa vie, en commençant par la pièce dans laquelle il est né, le 11 mai 1904. Ses parents, sa sœur (qui fut sa première muse), ses années étudiantes et ses œuvres sont mis en avant dans un portrait assez complet, qui ne s’attarde pas sur ses relations avec Franco. 

Salvador Dali et son "grand objet surréaliste"

Direction, ensuite, ce qu’il appelait son "grand objet surréaliste", le théâtre-musée Dalí aux murs roses, surmontés d’œufs et de sculptures dorées, entièrement pensé par l’ar-tiste sur les ruines de l’ancien théâtre dévasté lors de la guerre civile. Ici, c’est la Cadillac pluvieusequi ouvre le parcours dans un patio où les rebords de fenêtres accueillent des sta-tues dorées. L’ancienne scène est surmontée d’une coupole lumineuse sphérique et de nombreuses œuvres sont dispersées dans les galeries, afin que le visiteur ressorte, comme le souhaitait Dalí, "avec la sensation d’avoir eu un rêve théâtral"

Pour finir, filez à Púbol, à 39 kilomètres de Figueras, au château Gala-Dalí, que l’artiste acheta pour sa femme. Il y avait peint les plafonds "afin qu’en levant les yeux, elle le trouve toujours dans son ciel". À la fois austère et intime, cette forteresse médiévale dévoile quelques pépites, comme la cuisine transformée en salle de bains et un jardin peuplé d’éléphants à longues jambes. Dans la crypte, les tombes du couple sont jointes mais le corps de Dalí, lui, repose dans son théâtre depuis 1989.  https://www.salvador-dali.org/fr/

Où se restaurer ? Au Lizarran, pour ses délicieuses tapas au jambon et brochettes de viande. Carrer Monturiol 3, à Figueras.

Où dormir ? À l’hôtel Duran, une enseigne familiale (qui accueillit Dalí et Gala) dans le centre de Figueras. À partir de 72 € la chambre double. Carrer Lasauca 5. www.hotelduran.com 

Par Julie Boucher

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