Tout savoir sur le virus Mpox (variole du singe) : la chronique du Dr Gérald Kierzek

Publié le 25 septembre 2024 à 13:15
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Considérée comme une « urgence de santé publique de portée internationale » par l’OMS, la nouvelle souche de Mpox nécessite une mise au point, sans qu’il y ait matière à paniquer.

Anciennement connue sous le nom de variole du singe, cette maladie virale est causée par le virus du Mpox. Il se transmet principalement de l’animal à l’homme, mais une transmission interhumaine a été également observée. Le virus pénètre dans l’organisme par des lésions cutanées ou les muqueuses, et peut être transmis par contact direct avec celles d’une personne malade, ainsi que par des gouttelettes (salive, éternuements, postillons…) et un contact, même indirect, avec l’environnement du malade (literie, vêtement, vaisselle, linge de toilette…). En revanche, il n’est pas le nouveau Covid, car c’est par un contact prolongé, en face à face, que les gouttelettes respiratoires peuvent contaminer la personne. La maladie dure généralement de deux à trois semaines, et, à ce stade, les cas signalés sont majoritairement bénins

Des symptômes précis 

Le Mpox se manifeste par de la fièvre, des douleurs musculaires, des ganglions et une éruption cutanée qui évolue en lésions. Ces symptômes apparaissent généralement une à deux semaines après l’exposition au virus. L’éruption cutanée peut être particulièrement douloureuse et se développe en croûtes. Ces symptômes varient d’une personne à l’autre, et des formes asymptomatiques sont probablement possibles. Il n’existe pas de traitement spécifique, mais la gestion des symptômes est recommandée, y compris avec des médicaments contre la douleur. 

Quid de la vaccination ? 

Celle réalisée dans l’enfance contre la variole peut nous protéger. Mais, pour renforcer la réponse, il est recommandé pour les personnes contacts et pour les personnes à risque de recevoir une nouvelle dose de vaccin de 3e génération pour stimuler le système immunitaire. Une vaccination post-exposition est notamment proposée aux professionnels de santé exposés. Le vaccin doit être administré dans les quatre jours après le contact à risque, et au maximum 14 jours après. Et, en plus de ceux qui ont eu un contact à risque avec un malade, les personnes ayant des relations sexuelles avec des partenaires multiples peuvent également se faire vacciner. 

➜ + d’infos : 0 801 90 80 69 et www.monkeypoxinfoservice.fr  

Par
Dr Gérald Kierzek