Soumission chimique : restez vigilant en milieu festif !

Publié le 6 février 2024 à 14:28
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Pratique préoccupante et répréhensible, la soumission chimique ne touche pas que les adolescents. Ce qu’il est utile de savoir sur cette forme d’agression.

L’objectif de personnes mal intentionnées est d’utiliser des substances psycho-actives, c’est-à-dire qui agissent sur le fonctionnement du cerveau, pour provoquer des modifications psychiques et comportementales. La victime, dont le niveau de vigilance a diminué, est ainsi plus vulnérable à l’agression.

Des médicaments détournés 

Pour arriver à leurs fins, les agresseurs peuvent utiliser des produits comme du GHB (drogue du violeur), de la MDMA (drogue de l’amour), mais également des antihistaminiques, des benzodiazépines et apparentés qui, à la base, sont prescrits comme anxiolytiques, somnifères, antidépresseurs… Ces substances, couplées à de l’alcool, peuvent servir à soumettre quelqu’un à son insu. 

Une réaction adaptée 

Les produits sont souvent inodores, sans goût et peuvent être dissous facilement dans des boissons lors d’une soirée, entraînant une perte de conscience rapide, une confusion mentale, une incapacité à se déplacer ou à parler et, parfois, une amnésie totale. Si vous pensez en être victime ou témoin, demandez vite de l’aide autour de vous, pour ne pas rester seul(e). Composez le 17 pour joindre la police ou le 15 pour le Samu (ou le 112, numéro d’urgence européen). Surtout, portez plainte rapidement afin de permettre une prise en charge médico-légale et de retrouver la trace toxicologique dans l’organisme. 

Une sensibilisation nécessaire 

Agresser une personne en état de vulnérabilité ou de soumission chimique est puni par la loi ! Chacun doit être informé des dangers potentiels et des signes, tels que des changements soudains de comportement, une perte de conscience inexpliquée ou une désorientation. D’où l’importance de rester en groupe dans les bars ou dans les boîtes de nuit, accompagné par des amis. Ne pas quitter son verre des yeux et, en cas de doute, placer une protection anti-drogue, qui se pose comme un couvercle.

Par
Dr Gérald Kierzek