La sclérose en plaques (SEP) se caractérise par une attaque du système immunitaire contre la myéline – la gaine protectrice des fibres nerveuses –, ce qui entraîne un ralentissement de la transmission des influx nerveux. Elle touche principalement les jeunes adultes, avec une prévalence plus élevée chez les femmes (environ 75 %). Ses symptômes sont variés, allant des troubles de la vision à des difficultés motrices, de la fatigue intense et des problèmes cognitifs. La SEP évolue généralement par poussées, avec des périodes de rémission, et son expression fluctue considérablement d’un patient à l’autre.
À lire également
Santé : Et si la danse était plus qu’une activité artistique ? – La chronique du Dr. Gérald Kierzek
De nouveau médicaments
Le Tolebrutinib, qui a obtenu la désignation de "Médicament innovant" de l’Agence américaine de la santé (FDA) en décembre 2024, est un traitement pour les formes progressives. Développé par Sanofi, il a per-mis de réduire de 31 % l’aggravation de la SEP dans sa forme secondairement progressive sans poussées, une variante jusqu’alors difficile à traiter.
Les résultats de l’étude Hercules, selon l’entreprise pharmaceutique, sont particulièrement encourageants : allongement de 31 % du délai avant progression confirmée du handicap et 10 % des patients traités ont montré une amélioration confirmée du handicap, contre 5 % dans le groupe placebo. Quant au Frexalimab, autre traitement expérimental de Sanofi, c’est aussi un médicament potentiellement pionnier pour certaines formes de la maladie : selon le laboratoire français, 96 % des participants traités par une dose élevée ne présentaient plus de nouvelles lésions cérébrales.
Le diagnostic et le suivi progressent
L’amélioration des techniques d’IRM permet de détecter plus précisément les lésions, et le développement d’outils d’intelligence artificielle de prédire l’évolution de la SEP. La prise en charge plus rapide et personnalisée est cruciale pour ralentir la progression de la maladie. Parallèlement, la recherche avance avec, notamment, des découvertes sur la capacité de certains patients à régénérer partiellement la myéline, ce qui ouvre de nouvelles pistes pour stimuler cette remyélinisation. Bien qu’un traitement curatif reste encore à découvrir, ces innovations ouvrent la voie à une meilleure qualité de vie et à un ralentissement significatif de la pathologie.