Médicaments : réduisez le volume ! – La chronique du Docteur Gérald Kierzek

Publié le 4 septembre 2024 à 13:33
Getty Images/Photononstop RF
Mal utilisés ou pris en trop grande quantité, ils peuvent avoir des effets délétères. Zoom sur « Réduisons le volume », la campagne du Leem (Les entreprises du médicament), afin d’en faire bon usage.

Mauvais dosage, erreur dans la prise, rôle de l’alimentation et interactions médicamenteuses sont autant de facteurs de risque pour la santé. Risques qui augmentent avec l’âge (surtout après 65 ans), le nombre de pathologies et de médicaments consommés. En vieillissant, les fonctions du corps subissent des changements : l’absorption digestive des médicaments est modifiée, leur élimination par les reins et le foie aussi. Ils risquent donc de s’accumuler avec des effets secondaires. 

Comment repérer les signes ? 

Bénins ou graves, les accidents médicamenteux peuvent se manifester de différentes manières. Chaque année, ils seraient à l’origine de plus de 200 000 hospitalisations et d’une dizaine de milliers de décès prématurés en France. Troubles digestifs (nausées, diarrhée, constipation) et/ou urinaires, diminution de l’appétit, vertiges, démangeaisons, peuvent être en rapport avec un ou plusieurs médicaments. De même pour des signes plus intenses : épisodes de confusion, malaises, troubles de l’équilibre ou de la vision, chutes, pertes de mémoire ou de poids rapide, essoufflements, palpitations, saignements…

Les 10 conseils à suivre

● Je respecte la posologie et les conditions de prise de mes médicaments. 

● J’informe mon ou mes médecins de tous les médicaments, compléments alimentaires ou traitements et/ou compléments homéopathiques que je prends. 

● Je ne décide jamais moi-même d’interrompre, de suspendre ou d’espacer un traitement en cours. Je ne reprends pas un médicament sans avis médical. 

● Je signale à mon médecin tout événement pouvant altérer l’efficacité ou la tolérance d’un traitement : hospitalisation, infection, choc émotionnel… 

● En cas de symptômes, j’avertis immédiatement mon professionnel de santé. 

● Je fais un bilan régulier, au moins tous les ans, de mes traitements en cours, avec mon médecin traitant. 

● Je conserve mes médicaments dans leur boîte d’origine avec leur notice. 

● Avec un générique, je fais clairement préciser par le pharmacien à quel médicament inscrit sur l’ordonnance il correspond. 

● Si j’achète un médicament sans ordonnance, je demande alors conseil à mon pharmacien. 

● En cas de symptôme inhabituel ou pour toute autre question relative à la prise d’un médicament, je n’hésite pas à en parler à mon médecin ou à mon pharmacien. 

www.leem.org/medicamieux

Par
Dr Gérald Kierzek