Réaction psychologique normale face à la reprise des activités quotidiennes, cet état émotionnel survient généralement à la fin des vacances, et touche une partie de la population en septembre, quels que soient l’âge et la profession. On quitte le mode estival pour reprendre le chemin du travail ou de l’école, et cette période de transition peut être difficile à vivre pour certains. Cela se manifeste de différentes manières : fatigue ou manque d’énergie, irritabilité, sautes d’humeur, mais également difficultés de concentration et troubles du sommeil. L’anxiété et un sentiment de tristesse sont aussi notables chez la plupart des personnes concernées.
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Faut-il s’en inquiéter ?
Dans la majorité des cas, le blues de la rentrée ne dure que quelques jours, tout au plus quelques semaines. Cet état, qui se caractérise par une baisse de moral, une perte d’entrain et d’envie, n’affecte pas le quotidien en profondeur. Vous retrouverez votre énergie et une forme normale assez vite. En revanche, il faut distinguer cette déprime passagère de la dépression, qui est une maladie psychique et s’exprime par une tristesse intense, une perte de plaisir dans les activités habituelles, une fatigue importante, des troubles du sommeil et de l’appétit. Ces symptômes ont, eux, un impact majeur sur le fonctionnement général et la vie de tous les jours. S’ils persistent au-delà d’un mois, s’intensifient, ou si vos capacités, notamment au travail, se trouvent perturbées, parlez-en sans tarder à votre médecin traitant. La dépression nécessite en effet une prise en charge adaptée aux besoins spécifiques de chacun. Ce peut être une combinaison de thérapies, psychologique et médicamenteuse, mais aussi, éventuellement, un changement de mode de vie. Des antidépresseurs peuvent être, par exemple, prescrits afin de réguler les neurotransmetteurs dans le cerveau et améliorer ainsi l’humeur.
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Comment l’appréhender ?
Anticiper le retour à « la réalité » est une première clé pour faciliter la transition. Commencez par ajuster progressivement votre rythme de sommeil, en optant pour des horaires de coucher plus adaptés. Ensuite, réservez-vous des moments de détente, en planifiant des activités qui vous plaisent au coeur de votre emploi du temps, après la reprise. Profitez aussi des week-ends pour reprendre la poudre d’escampette, même pour quelques heures ! Les activités physiques régulières sont importantes, car elles aident à réduire le stress et à booster le moral. Pensez également à renouer avec une alimentation équilibrée, sans pour autant bannir les petits plaisirs du genre rosé-chips-saucisson. Pour aborder la rentrée de manière positive, vous pouvez vous fixer des objectifs et imaginer des projets stimulants. Gardez le contact avec vos proches, partagez vos ressentis, mais aussi vos photos et bons souvenirs de vacances. Le blues de la rentrée est désagréable, mais il peut aussi être vu comme une opportunité de renouveau, une occasion de faire le point sur ses objectifs, de se fixer de nouveaux défis, afin de repartir sur de bonnes bases. Et, pourquoi pas, programmer ses prochaines vacances !