BPCO : cause, dépistage, traitement… tout savoir sur la bronchopneumopathie chronique obstructive

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 20:58
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70 % des personnes atteintes de bronchopneumopathie chronique obstructive ne se savent pas malades ! Or, cette bronchite ne doit pas être négligée. Et si vous étiez concerné ?

Suis-je à risque ? 

La BPCO est une maladie chronique caractérisée par une obstruction des voies respiratoires qui rend difficile la circulation de l’air. Les deux principales affections qui y contribuent sont la bronchite chronique, marquée par une inflammation des bronches, et l’emphysème, qui se distingue par la destruction des parois des sacs aériens dans les poumons. Le tabagisme est la principale cause de la BPCO. La fumée de cigarette irrite les voies respiratoires, entraînant une inflammation chronique. Certaines personnes exposées à des produits chimiques ou à des poussières dans leur milieu professionnel peuvent aussi développer une bronchopneumopathie chronique obstructive en raison d’une inhalation prolongée de substances irritantes. Des prédispositions génétiques peuvent également augmenter le risque de développer la BPCO, tandis que le rôle exact des gènes dans cette maladie est encore en cours d’études.

Puis-je être dépisté ? 

Tout fumeur ou travailleur exposé est censé bénéficier d’un dépistage avec la mesure de son souffle (par le biais d’épreuves fonctionnelles respiratoires) *. Les symptômes peuvent varier d’une personne à l’autre, mais ils incluent généralement l’essoufflement, surtout au cours d’activités physiques, une toux persistante avec expectorations, la production accrue de mucus et/ou des sifflements ou encore une respiration sifflante. Il est impératif de la diagnostiquer assez tôt, avant que n’apparaissent des complications (infections respiratoires, problèmes cardiaques ou fatigue et perte de poids). La « toux matinale du fumeur » est déjà un premier stade qui doit alerter. 

Comment serai-je traité ? 

Le traitement vise à soulager les symptômes, à ralentir la progression de la maladie et à améliorer la qualité de vie. Il peut inclure des médicaments, la réadaptation pulmonaire, l’oxygénothérapie et, dans certains cas graves, la chirurgie. Mais la meilleure stratégie pour prévenir la BPCO, c’est bien évidemment d’arrêter de fumer. 

* La deuxième campagne de sensibilisation Itinér’Air, pour dépister l’asthme et la BPCO, donne l’occasion de tester son souffle dans ces villes-étapes : Bordeaux (7 février), Tours (14 mars), Montpellier (28 mars), Brest (11 avril) et Caen (15 mai).

Par
Dr Gérald Kierzek