Lors d’une conversation avec une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, l’interlocuteur doit s’adapter et considérer les difficultés de compréhension et d’expression. Pour cela, mieux vaut aborder un sujet précis et poser des questions ciblées, plutôt qu’instaurer une discussion « ouverte ». Cela aidera la personne à se concentrer, sans développer de frustration. Privilégiez l’utilisation de phrases courtes et simples, en évitant les expressions idiomatiques et les questions négatives, qui peuvent s’avérer déstabilisantes. Répétez les informations importantes si nécessaire, et évitez de corriger les erreurs de langage, qui font partie des symptômes. Même si vous n’avez pas tout compris, vous pouvez exprimer une émotion, en disant par exemple : « cela me fait plaisir de te voir. » Ne craignez pas non plus le silence. Laissez à votre proche le temps de répondre, sans le presser. Montrez-vous patient et rassurant. La communication n’est pas que verbale : elle passe aussi par le regard, le sourire et les gestes doux. Le toucher peut avoir un effet apaisant.
Stimuler les sens et les émotions
Au-delà des échanges, partager des activités permet de conserver un lien affectif. La musique est souvent une source de plaisir et soulage l’anxiété. Pourquoi ne pas chanter ensemble des chansons qu’il ou elle connaît ? Les photos et objets personnels permettent aussi de raviver des souvenirs et de créer des moments de complicité. Exercez la mémoire et la concentration par des jeux simples, comme le Memory ou un puzzle, et favorisez les activités manuelles, telles que le jardinage ou la cuisine. Les gestes familiers leur procurent un sentiment d’utilité. De même, les promenades permettent de stimuler les sens, de changer d’environnement et d’entretenir leur forme physique.
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Prendre soin de soi
S’occuper d’un proche est une épreuve physique et émotionnelle. Il est donc essentiel, en tant qu’aidant, de vous préserver. Cela commence par accepter l’aide de votre entourage et des professionnels pour partager la charge. Vous ne pouvez pas tout faire seul(e) ! Accordez-vous régulièrement des moments pour vous ressourcer. Rejoindre un groupe de parole ou une association de soutien aux aidants, ou échanger avec d’autres personnes dans la même situation peut être très réconfortant. Enfin, apprenez à lâcher prise sur ce que vous ne pouvez pas changer. Concentrezvous sur les petits moments de joie. Car, même si la maladie progresse, il est toujours possible de créer des moments de connexion et de partage.
Du café contre l’Alzheimer
De la caféine pour combattre un dysfonctionnement dans les neurones du cerveau, induit par la maladie d’Alzheimer ? Visiblement, elle aurait une action sur les récepteurs de l’adénosine de type 2A (A2A), qui augmenterait de façon anormale chez les malades. Ainsi, en juillet dernier, à la suite d’une publication dans la revue scientifique britannique Brain, les chercheurs de l’Inserm et du CHU de Lille ont réussi à démontrer, sur des souris, les conséquences de ce dysfonctionnement qui, en bout de chaîne, favorise les troubles de la mémoire. Ils ont également mis en évidence un mécanisme par lequel la caféine pourrait bloquer l’activité de l’A2A. Les essais cliniques suivent leur cours, avec des résultats prévus courant 2026.