En ce début d’année, on peut facilement se sentir pris dans un tourbillon où l’injonction « il faut que… » prend le pas sur notre équilibre mental et physique. « Car, explique le docteur Philippe Aïm, entre les informations en continu, les notifications des réseaux sociaux et un temps que l’on trouve trop court pour gérer sa vie personnelle et professionnelle, nous baignons dans une hyperstimulation. Autant d’éléments qui épuisent nos ressources attentionnelles et, paradoxalement, augmentent notre tendance à la procrastination. On parle alors d’excès de charge cognitive. »
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Faire redescendre la pression
« Pour comprendre nos états de saturation, précise Alicia Sandon, imaginez le cerveau comme une boîte de Lego, et les pensées, émotions, sensations, projets, intentions, connaissances… comme les petites briques. Lorsque tout va bien, tout s’emboîte parfaitement. Et dès que notre attention s’épuise, les briques entrent, mais le désordre règne, et on en oublie les priorités. D’où l’importance de débrancher en faisant de véritables pauses, sans stimulation cognitive. On passera alors de réfléchir à ressentir, ce qui va permettre un décrochage cognitif. »
Initier un « reset sensation »
Être présent à ce que l’on fait sans se laisser envahir par des pensées parasites contribue à alléger notre charge mentale. « Ainsi, propose le docteur Aïm, lors d’une balade en forêt, passez du mode marche automatique à la perception des sensations qui apparaissent quand vous êtes en mouvement. Idem lorsque vous buvez un café. Focalisez-vous sur la chaleur de la tasse, les saveurs de la boisson. » L’idée est de faire un reset sensation quatre fois par jour (ou plus), pour retrouver un rythme moins débordant.
➜ Je désature, par le Dr Philippe Aïm et Alicia Sandon, éditions Marabout