Zoï Sévérin (Meurtres dans le Cantal) : « Le froid nous a rapprochés ! »

Publié le 2 décembre 2023 à 13:12
Visage incontournable d’Ici tout commence, Zoï Sévérin change d’atmosphère ce soir pour se glisser dans la peau d’un des personnages de Meurtres dans le Cantal, à voir à 21h10 sur France 3. Elle s’est confiée à Télé 7 Jours sur le tournage, très froid, de cette enquête policière mais aussi sur ses envies d’actrice.

Comment décririez-vous Katia, votre personnage ?

Elle a eu une enfance et une jeunesse difficile. Elle est passée de foyer en foyer et a eu une vie compliquée. Elle a trouvé son bonheur au sein d’une famille qui l’a accueillie comme si elle en avait toujours fait partie. C’est un personnage haut en couleur qui a un caractère bien trempé.

Après une cheffe dans Ici tout commence, vous jouez ce soir une serveuse…

La cuisine me suit ! (rires)

Comment s’est passé ce tournage dans le Cantal ?

Nous avons tourné entre les mois de novembre et de décembre et la neige était de la partie. Il a fait extrêmement froid ! Mais le Cantal est une région magnifique, perdue au milieu des montagnes en pleine nature. C’était à la fois très, très beau et très froid. Pour jouer, il faut quand même trouver une certaine détente avec le corps. Mais le froid a tendance à crisper. Il faut donc trouver l’équilibre entre ce que le corps veut nous dire et ce qu’on essaie de faire transparaitre.

Est-ce un équilibre difficile à trouver ?

Quand il fait 0 degré, oui ! (rires) Mais nous avions de supers costumières qui, entre les prises, nous couvraient de bouillottes et de plaids. On avait aussi des chaussures chauffées et des gants. Et on se serrait les coudes entre nous. On faisait la technique des pingouins : rester groupés et serrés !

Ça vous a rapprochés ?

Oui ! Il y a eu une vraie rencontre amicale avec tous ceux qui ont pris part au tournage : l’équipe technique, les comédiens, etc…

Qu’est-ce qui vous a conduit à dire oui à ce rôle ?

Sandrine Cohen (la réalisatrice, ndlr) est venue me le proposer et je m’entends bien avec elle. Ce personnage s’éloigne aussi un peu de celui que je joue sur la quotidienne de TF1. J’avais envie d’aller explorer cette palette de jeu et de voir ce que j’étais capable d’en faire. C’était un vrai challenge et j’ai pris beaucoup de plaisir à chercher comment interpréter Katia.

Un rôle récurrent dans une série policière, ça vous plairait ?

Oui ! J’adore les enquêtes, ce sont un peu des chasses au trésor. J’aimerais être enquêtrice, meurtrière, témoin… tous les rôles ! Tout m’intéresse, tant qu’il y a une histoire à raconter, des enjeux et des émotions…

Si on vous propose un nouveau Meurtres à…, quelle région aimeriez-vous explorer ?

Pourquoi pas Tahiti, je recherche le soleil et la chaleur ! Et la Bretagne, pour revenir aux sources car je viens de Nantes.

Vous retrouvez, dans ce Meurtres dans le Cantal, Florence Coste qui incarne Laëtitia Rigault dans Ici tout commence….

Nos personnages se croisent peu dans cette enquête – dans Ici tout commence non plus d’ailleurs – mais c’était très chouette de pouvoir se retrouver dans différents rôles sur un autre projet et donc de se voir sous un autre jour.

Cette expérience vous a-t-elle donné envie de tourner davantage de scènes avec elle dans ITC ?

Bien sûr ! J’ai de toute façon envie de jouer avec tous les personnages d’Ici tout commence ! A chaque fois qu’on a un nouveau partenaire en face de nous, on joue d’une manière différente.

 

Ici tout commence est une belle rampe de lancement pour ses comédiens. Avez-vous envie, comme certains de vos anciens partenaires, de vous envoler définitivement vous aussi vers de nouveaux projets ?

Je n’ai pas du tout prévu de quitter Ici tout commence. C’est une série importante, notamment pour les jeunes car elle montre plein d’aspects de la vie qu’il vaut mieux découvrir avant la majorité. Je trouve ça bien de pouvoir parler de différents sujets, comme la bipolarité de mon personnage et sa maternité très jeune. Les fans de la série nous disent qu’elle fait partie de leur vie et qu’elle est un moment de retrouvailles familiales. Je trouve ça chouette ! Je me sens bien dans Ici tout commence, je n’ai pas de raisons de partir. La production nous laisse aussi faire d’autres projets et nous donne la liberté de créer ailleurs, c’est un vrai luxe. Et à chaque fois, on a l’impression de revenir à la maison, c’est agréable. On est une grande famille, très bienveillante et avec une belle énergie.

Quel serait le rôle de vos rêves, celui pour lequel vous seriez prête à tout quitter ?

C’est une grande question… Je ne pense pas qu’il y ait d’énormes rôles. Quoique, si Quentin Tarantino m’appelle demain… Mais je ne pense pas être dans sa liste actuellement (rires) ! En toute honnêteté, tous les rôles seraient les bienvenus et je prendrais énormément de plaisir à découvrir d’autres couleurs de jeux.

Jasmine a traversé une crise existentielle à son retour à l’institut. Je me suis demandé, comme de nombreux fans, si ce n’était pas une amorce de départ…

Il y a eu effectivement cette petite frayeur avec cette grosse remise en question sur sa carrière et son rôle de mère. Mais ce n’était pas du tout un départ. Nous voulions juste montrer qu’allier deux métiers à part entière – celui de mère et de cheffe – était compliqué.

Avez-vous eu des retours de cheffes qui ont vécu la même chose ?

Non, mais j’ai eu beaucoup de messages de femmes assez jeunes sur le fait qu’effectivement, avoir un enfant tôt dans la vie peut tout faire basculer. Ce n’est pas tous les jours une partie de plaisir et ça amène des complications. Mais ça ne rend pas la maternité moins belle. Il faut trouver le moyen d’organiser toute une vie autour de ce petit être.

Jasmine est en troisième et dernière année. Avez-vous déjà eu des précisions sur ce que les scénaristes lui réservent dans quelques mois, après les examens de fin d’année ?

C’est un peu trop tôt car ils écrivent six mois à l’avance. Je ne pourrais pas vous dire si elle va faire le master, ouvrir un restaurant ou encore devenir cheffe…

Si vous pouviez choisir son avenir, que ferait Jasmine après son diplôme ?

Je lui ferais ouvrir son propre restaurant, ce qui ne veut pas dire quitter la série. Mais oui, je la ferais s’épanouir dans sa vie et devenir une grande cheffe car je pense que c’est son souhait le plus profond.

Meurtres dans le Cantal est à voir ce samedi soir à 21h10 sur France 3

Par
Pauline Hohoadji