Yannick Noah évoque ses débuts d’acteur : « C’est un autre monde pour moi, je pars de zéro » (Mort sur terre battue, France 2)

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:22
© Philippe Le Roux - France Télévisions - Neyrac Productions
INTERVIEW. Yannick Noah fait face à Florent Peyre dans cette fiction policière qui se déroule dans le monde du tennis. Celui qui est également chanteur a savouré cette nouvelle expérience, non sans ressentir un peu de pression. 

Qu’est-ce qui vous a poussé à accepter ce rôle, une première pour vous, à la télévision ? 

Yannick Noah : Au début, on m’a dit qu’il y avait un bon plan et que c’était lié au tennis. Je me suis alors dit : « Mais quand est-ce que je vais me sortir de ce truc ? » (Rires) Et puis, il y a ce personnage, Vincent, directeur de tournoi, qui n’est pas très clair… Ça m’a plu. Je suis vraiment curieux et je voulais voir jusqu’où je pouvais aller. C’est un autre monde pour moi, je pars de zéro. 

Aviez-vous refusé beaucoup de rôles avant celui-ci ? 

Beaucoup… Ce n’est pas Hollywood non plus ! (Rires) Mais il y avait des questions de planning, et là, ça se goupillait vraiment bien. Au moment du tournage, j’étais à Paris, car il y avait la naissance de ma petite dernière. C’était donc parfait. 

Yannick Noah : "Au début, j’hésitais un peu, je buttais sur les mots"

L’aspect tennis uniquement aurait vraiment pu être un frein à votre participation à cette fiction ? 

Oui, parce que je me disais que dans mon fantasme de faire de la comédie, c’était sortir du tennis. Mais ce projet était un bon challenge, car je n’ai que très peu de scènes sur un court. 

Cette expérience a-t-elle été plus difficile que ce à quoi vous vous attendiez ? 

Je dois dire qu’il y avait une super ambiance. Travailler dans une telle sérénité, c’était beaucoup plus simple pour moi. J’arrivais avec un stress de la nouveauté. Je suis un profane. Je me suis nourri de chaque moment pour apprendre. La lecture avec tous les autres acteurs a été un premier choc. Florent (Peyre) connaissait déjà tout son texte par coeur, j’ai vu quelle était la dynamique. Au début, j’hésitais un peu, je buttais sur les mots… Mais, avec le travail et le temps, je me suis libéré. 

Vous êtes-vous inspiré de personnalités du tennis que vous avez connues durant votre carrière ? 

J’ai essayé de faire venir les choses naturellement. Mes potes, comme Cédric Pioline ou Guy Forget, ont été directeurs de tournois. Je les ai vus bosser et j’ai bossé avec eux… Cet aspect du rôle est donc venu facilement. Cependant, le côté « embrouilles » de mon personnage, ça, c’était autre chose ! Il est un peu tordu, quand même… (Rires) 

Yannick Noah : "J’ai envie de le faire à fond et de voir jusqu’où je peux aller"

Aimeriez-vous avoir d’autres projets comme celui-ci, à l’avenir ? 

Ce défi m’intéresse vraiment. C’est un peu l’histoire de ma vie : essayer autre chose, passer d’un monde à l’autre… J’aurais pu rester dans le tennis, je me suis lancé dans la musique, et j’adore ça ! Ça fait très longtemps qu’on me parle de la comédie. J’ai envie de le faire à fond et de voir jusqu’où je peux aller. 

Êtes-vous curieux de voir la réaction du public face à ce nouveau chapitre de votre existence ? 

Quand j’étais petit, on disait : « Il est bon au tennis, mais il est petit pour son âge. » Ensuite, c’était : « Il est français, il va encore passer à côté. » Il y a toujours ce truc, jusqu’au moment où ça bascule. Je ne dis pas que c’est ma seule motivation, de prouver aux gens qu’ils se sont trompés. Je découvre un monde où je m’éclate. Quoi qu’il arrive, c’est une super expérience. C’est gagné pour moi.

Mort sur terre battue, lundi 24 novembre à 21h10 sur France 2

Par
Aurélien Gaucher