Qui est Clara Baudran, votre personnage ?
Sonia Rolland : C’est une commandante de police revenue de La Réunion. Elle a été mutée à Douai, sa ville natale, qu’elle avait quittée vingt ans plus tôt. Elle est mère d’une adolescente, dont elle est séparée du père. À peine arrivée, Clara est confrontée à un meurtre à l’étrange mise en scène.
Son premier contact avec son adjoint, Jérôme Santerre, joué par Nicolas Bridet, est glacial. Pour quelle raison ?
Jérôme a été son amour de jeunesse. Il l’avait quittée pour entrer dans les ordres. Après quinze ans de prêtrise, il a intégré la police. Et Clara a toujours des sentiments pour lui.
Cela vous fait un point commun avec elle, puisque vous avez épousé, au printemps, votre béguin de jeunesse…
J’en suis la première étonnée. Même à 40 ans passés, on n’est pas à l’abri de bonnes surprises. Mariage mature, mariage qui dure. En tout cas, je me le souhaite. Je ne me suis jamais sentie aussi heureuse, et ça me permet de déployer mes ailes ! (Rires)
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C’est votre première participation à un téléfilm de cette collection. Qu’est-ce qui vous a séduite dans ce scénario ?
On m’en a proposé plusieurs, que j’ai refusés, mais celui-ci m’a tout de suite plu. L’Inquisition est un sujet peu traité, et qui renvoie à des problèmes qui sont toujours d’actualité : l’intolérance, et plus particulièrement la chasse aux « sorcières », le harcèlement. Ma fille aînée en a été victime au collège. Moi-même, après mon élection de Miss France, j’ai reçu une avalanche d’injures. Heureusement, à l’époque, il n’y avait pas les réseaux sociaux.
Sonia Rolland cash sur son avenir dans Tropiques Criminels
Douai a dû vous changer de la Martinique, où vous avez achevé la septième saison de Tropiques criminels. Envisagez-vous une huitième saison ?
Le climat n’est pas le même, certes, mais j’ai pris plaisir à découvrir cette ville, chargée d’Histoire. Quant à Tropiques criminels, je me demande si je n’arrive pas au bout de mon aventure avec Mélissa Sainte-Rose, mon personnage. J’en ai parlé à la chaîne (France 2, ndlr) et à la production. Je souhaiterais clore le chapitre sur une huitième saison pleine de panache, peut-être avec un format différent… Cela permettrait d’avoir des intrigues un peu plus poussées.
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Vous aimeriez vous consacrer un peu plus à des projets personnels ?
En effet, je ne souhaite pas me cantonner à des rôles d’enquêtrices. Au Festival du film francophone d’Angoulême, j’ai défendu Kwibuka (Se souvenir), de Jonas d’Adesky, dans lequel je joue une basketteuse professionnelle qui retourne dans son pays natal, le Rwanda, qu’elle a fui à l’âge de 9 ans. J’ai aussi des projets de réalisation. Et, fin septembre, je tourne dans un polar qui se déroule dans ma région, à Cluny.
Vous n’en aurez pas fini avec l’Histoire, puisque vous succédez à Tomer Sisley pour la saison 2 de la série documentaire Notre Histoire de France, dont le tournage a lieu en septembre. Qu’est-ce qui vous a poussée à accepter cette proposition ?
J’adore les challenges. C’est un exercice difficile, qui nécessite d’être à la fois acteur et animateur. On doit raconter l’Histoire en s’imprégnant de l’atmosphère autour. Cette saison retracera l’époque des Lumières, jusqu’à la naissance des empires. Autant dire que j’ai passé l’été à potasser les manuels…
Meurtres à Douai, samedi 6 septembre à 21h10 sur France 3