Monsieur Parizot (TF1) – Patrick Paroux : « On s’écarte de l’univers habituel de Camping Paradis »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:34
NICOLAS COPIN / JLA / TF1
INTERVIEW. Le râleur magnifique de Camping Paradis est le héros de ce spin-off, clin d’oeil aux romans d’Agatha Christie. Son interprète, Patrick Paroux, nous livre quelques indices. 

Il y a plus d’un an, vous envisagiez de prendre un peu de distance avec Christian Parizot. Qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis ? 

Patrick Paroux : Forcément, après dix-huit années à le jouer, je me posais des questions. Mais, finalement, ce personnage m’amuse. Il est attachant, dynamique, sans peur, sans filtre. Il ouvre des vannes, il ose, en somme. Il est libre. C’est un terrain de jeu magnifique pour un comédien. Quand on m’a proposé de faire un film qui s’appellerait Monsieur Parizot, j’étais même très curieux de savoir quelle vie il menait, quand il n’était pas au camping. 

Alors, comment est-il, chez lui, à Colmar ? 

On a l’habitude de le voir en claquettes-chaussettes, ce qui n’est pas forcément adapté là-bas, l’hiver. Dans un premier temps, il a donc fallu lui trouver d’autres habits. C’était intéressant de travailler sur cet aspect, avec la costumière. Et puis, là, Tom Delormes (Laurent Ournac) n’est pas présent. Il ne peut donc pas s’opposer à lui. C’est un peu son dessert, à Parizot, d’aller se plaindre auprès de Delormes. Heureusement, il trouve vite une autre personne à qui se confronter, une jeune femme, Alexandra (Clémence Lassalas), lieutenant de gendarmerie. On apprend surtout que c’est un passionné de littérature policière : Arthur Conan Doyle, Agatha Christie et Charles Exbrayat sont ses auteurs préférés. Ses étagères sont remplies de leurs oeuvres. Enfin, on constate qu’il continue d’assouvir pleinement sa passion pour le vélo. 

Et c’est ce hobby qui sert d’entrée en matière à une intrigue criminelle… 

Là aussi, on s’écarte de l’univers habituel de Camping Paradis, où il est rarement question de mort. Cela apporte une note différente, mais ce n’est pas grave pour autant. Au contraire, celle-ci donne davantage de dynamisme à Parizot. Lui qui insiste sur le fait d’avoir lu trois fois la collection intégrale d’Agatha Christie s’estime tout à fait légitime : un, de mener l’enquête ; deux, de trouver que la gendarmerie est à côté de la plaque. Donc, même s’il est affecté par le décès de son partenaire de vélo, Jean-Dominique (Philippe Caroit), victime d’un meurtre, on retrouve le Parizot fouineur, chercheur, qui va finir par trouver le ou la coupable. 

Connaissiez-vous l’Alsace, ici magnifiquement filmée

Peu, même si j’étais déjà passé par Colmar, lors de tournées théâtrales. Récemment, on y a aussi projeté Monsieur Parizot en avant-première. L’accueil du public y a été très chaleureux. À tel point qu’il a fallu trouver une salle de plus de 400 places, alors que l’on en avait prévu une de 190, au départ. 

Dans la vie, qu’avez-vous de Christian Parizot ? 

Pas grand-chose. Il est quasiment mon contraire. Je suis un peu plus discret, habité parfois par le doute. Et je déteste les conflits. C’est pour cela que je m’amuse quand j’entre dans son univers. 

Ne partagez-vous pas même son amour du vélo ? 

Si, mais pas comme compétiteur. Je suis plutôt vélo de ville. Je circule quotidiennement à bicyclette dans Paris depuis 1995. En revanche, gamin, je suivais assidûment les résultats du Tour de France. 

Monsieur Parizot, lundi 7 octobre à 21h10 sur TF1

Par
Frédéric Lohézic