Mikaël Mittelstadt et Sara Mortensen dans le biopic sur Filip Nikolic : « On s’est donnés corps et âme sur ce tournage ! »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:33
INTERVIEW. Très investis et criants de vérité, Mikaël Mittelstadt et Sara Mortensen interprètent Filip Nikolic et sa compagne Valérie, dans le biopic "Filip" consacré au leader des 2Be3, décédé en 2009. Ils racontent leur préparation et livrent leur regard sur ce destin brisé. 

Avant de vous lancer dans ce projet, qu’évoquaient pour vous les 2Be3 ? 

Mikaël Mittelstadt : Je suis né à l’époque où le groupe a explosé (en 1997, ndlr), je suis donc passé à côté du phénomène. Je ne les connaissais pas du tout. 

Sara Mortensen : Moi qui suis de leur génération (elle est née en 1979), je savais qui ils étaient, même si je ne les suivais pas assidûment. Mais pendant la préparation, je me suis aperçue qu’ils avaient marqué mon inconscient plus que je ne le pensais. 

Le téléfilm se concentre sur la vie personnelle de Filip et son couple avec Valérie. Qu’est-ce qui vous a intéressés dans leur relation ? 

Mikaël : La trajectoire de Filip a été parsemée d’enjeux très forts, dans tous les aspects de sa vie : sa carrière, son épopée amoureuse avec Valérie… Ce qui lui est arrivé est démesurément grand et permet d’explorer des thèmes épiques. Je vois son parcours comme un conte moderne… 

Sara : Cette histoire d’amour est belle, passionnée et passionnante. Ce qui m’a aussi motivée, c’était d’en apprendre plus sur l’homme que Filip était vraiment. Car quand les 2Be3 ont été placés en tête de gondole, on a été bombardés de jolies images, mais on n’avait pas accès au fond. 

Avez-vous ressenti une responsabilité particulière à les incarner ? 

Sara : Absolument. C’est la première fois que je joue quelqu’un qui existe vraiment. C’est émouvant et en même temps, cela vous oblige follement. On ne veut pas trahir. Avec Mika, plus que chercher à « être » Filip et Valérie, nous avons essayé de retranscrire l’amour qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre et pour leur famille. 

Mikaël : J’admets que cette responsabilité était un peu étouffante, au début. Non seulement par rapport à la famille de Filip, mais aussi à sa personne, avec son charisme, ses abdos, ses saltos arrière. (Rires) Comment capturer ça, être à la hauteur du personnage ? J’ai fait tout ce qui était physiquement possible pour me rapprocher de lui. Mais c’est quand je me suis détaché de l’idée d’être lui que j’ai atteint mon but. 

Comment s’est déroulée votre collaboration ? 

Mikaël : C’était un bonheur et un immense privilège de partager ce travail avec Sara, qui est une partenaire aussi exigeante avec elle-même qu’avec les autres. Ça m’a galvanisé. 

Sara : Il faut se faire confiance pour s’aimer pour de faux, en étant vrais. Et c’est ce qui s’est passé avec Mika, pour qui j’ai beaucoup d’admiration. On peut dire qu’on s’est donnés corps et âme sur ce tournage ! 

En quoi l’histoire de Filip résonne-t-elle aujourd’hui ? 

Sara : En tout. Le phénomène des boys bands fait écho à notre société, où tout fonctionne à l’image et à l’immédiateté. Plein de jeunes croient qu’à travers les réseaux sociaux, ils connaîtront la gloire. Mais, comme les 2Be3, ils peuvent se brûler les ailes et être remplacés. Et puis, on montre l’envers du décor de la vie de Filip, qui, sur le papier, avait tout pour être heureux, mais s’est détruit parce qu’il ne parvenait pas à faire face à ses démons. Et ça, ça reste très actuel. 

Mikaël : J’espère aussi que ce film contribuera à humaniser les boys bands. Les 2Be3 étaient des bêtes de travail et de discipline. C’étaient des artistes, des passionnés, et avant tout des potes. 

Filip, lundi 15 septembre à 21h10 sur TF1

Par
Katia de la Ballina