Meurtres dans le Cantal (France 3) – Alexandre Varga : « Ce sont des rôles d’homme blessé qui me plaisent »

Publié le 2 décembre 2023 à 10:33
Gilles Gustine/FTV/SOMBRERO fiction
Le comédien forme avec Joséphine Jobert un couple de gendarmes confrontés à un deuil impossible. Entretien.

On vous découvre ici dans le rôle du capitaine Frédéric Dussaut. Quel est le contexte ? 

Alexandre Varga : Un restaurateur a été retrouvé assassiné dans une mise en scène macabre, évoquant une légende locale, celle du Drac, une créature malfaisante. La rumeur enfl amme l’imagination des gens. 

Au-delà de l’intrigue policière, il y a un drame intime, qui se joue avec sa compagne, Sarah Waro, jouée par Joséphine Jobert… 

Dussaut était affecté à la Réunion, où il travaillait avec elle. Après la mort accidentelle de leur enfant, dont il porte le poids de la culpabilité, il a quitté l’île, abandonnant Sarah. Anéanti, il a demandé sa mutation à Murat, dans le Cantal, d’où il est originaire. Sarah l’a rejoint pour tenter de surmonter ce deuil. Ce sont des rôles d’homme blessé qui me plaisent, comme celui du SDF que j’avais joué dans Le Squat, d’Emmanuel Rigaut (diffusé sur France 3, le 18 juillet, ndlr). 

Vous avez tourné en hiver dans le Cantal : les conditions ne devaient pas être très faciles… 

C’est la région la plus froide de France ! J’ai une scène en extérieur, avec Joséphine, lorsque le couple que nous interprétons a sa première explication. Allez chercher de l’émotion quand il fait – 9 °C ! Un challenge. C’était d’autant plus éprouvant que je sortais du tournage de deux épisodes de Cassandre, pour France 3, en Haute-Savoie.  

Où en êtes-vous avec cette série ? 

Nous avons tourné deux épisodes au printemps, j’en ai achevé un le 10 novembre, et deux autres seront tournés au printemps. 

Que nous réservent ces nouvelles aventures ? 

Il y aura plus de comédie. Mon personnage, Pascal Roche, et Florence Cassandre (Gwendoline Hamon) vont continuer à se tourner autour, dans des joutes galantes à fleurets mouchetés. 

Vont-ils enfin « conclure » ? 

Ça finira bien par arriver ! Je peux vous garantir qu’il y aura des rapprochements… (Rires) 

Vous venez de faire votre retour dans Demain nous appartient, sur TF1. Y serez-vous pour un moment ? 

J’ai repris en juillet, après le tournage des Cassandre. Benjamin Ventura, mon personnage, avait quitté Sète après l’assassinat de sa compa gne, Alma (Camille de Pazzis), et il revient incognito, décidé à ne plus exercer la médecine. Mais les circonstances vont l’obliger à reprendre du service. Il va se retrouver au coeur d’une sombre intrigue. Donc, j’y suis pour un bout de temps… 

Peut-on imaginer un rapprochement entre Lisa (Naïma Rodric), la flic de l’IGPN, et Benjamin, désormais célibataire ? 

C’est une idée, mais les auteurs ont dû estimer qu’il serait cruel de nous imposer cela, car si j’ai été le compagnon de Naïma à la ville, aujourd’hui nous sommes séparés. 

Avez-vous été touché d’être rappelé sur Demain nous appartient

Oui, c’est une forme de reconnaissance. Cette confiance me touche. Pendant quelque temps, j’avais décidé de lever le pied pour accompagner ma mère, qui souffrait d’un cancer, et qui est décédée cet hiver. 

Je suis désolé… Dans un autre registre, il paraît que vous chantez et jouez de la guitare. Verrat- on un jour ces talents à l’écran ? 

Je compose, aussi. C’est une bonne idée, il faudrait la soumettre aux auteurs. (Rires) 

Meurtres dans le Cantal, samedi 2 décembre à 21h10 sur France 3

Par
Hacène Chouchaoui