Meurtres à Millau (France 3) – Élodie Frégé : « Sur certaines scènes je n’ai pu retenir mes larmes »

Publié le 24 janvier 2026 à 9:07
© Fabien MALOT - France Télévisions - Pernel Media
Pour son premier rôle de flic dans Meurtres à Millau, la comédienne Élodie Frégé fait équipe avec Jean-Pierre Darroussin dans les gorges du Tarn. 

Qui est Alice Nerval, votre personnage ? 

Élodie Frégé : Une capitaine de gendarmerie chargée de l’enquête après la découverte d’un cadavre arborant un masque de diable, près du viaduc de Millau, dans l’Aveyron. Un meurtre qui renvoie à la légende locale sainte Énimie, une princesse mérovingienne qui aurait terrassé le diable. Alice est un officier méticuleux, dirigiste, autoritaire, sans être tyrannique. Parallèlement, elle est une épouse et une mère aimante et attentionnée. 

Pourquoi a-t-elle choisi, à l’insu de Jérémy, son époux (Aurélien Wiik), de s’adjoindre les services de son beau-père, l’officier Adrien Nerval (Jean-Pierre Darroussin) ? 

Son fils Léo traverse une crise qui l’inquiète. Elle pense que le rapprocher de ce grand-père qu’il ne connaît pas pourrait avoir une influence positive. Hors de question pour Jérémy, qui n’a plus de contact depuis une quinzaine d’années avec ce père alcoolique, désormais abstinent, vis-à-vis duquel il nourrit beaucoup de rancoeur… 

Pour votre premier rôle principal dans une fiction vous incarnez un officier de gendarmerie. Un personnage bien éloigné des précédents… Qu’est-ce qui vous a séduite dans ce projet ? 

La perspective de retrouver Jean-Pierre Darroussin, avec lequel j’avais partagé l’affiche de la pièce Le Principe d’incertitude, de Simon Stephens, en 2023. J’avais apprécié son talent et son humanité. La qualité du scénario de ce Meurtres à…, aussi, car, au-delà de l’enquête policière, il y a ce drame familial. J’avoue que sur scènes comme la confrontation des entre le fils et ce père honni, je n’ai pu retenir mes larmes. Je salue au passage le talent du réalisateur, Jean-Marc Brondolo. 

Votre parcours artistique alterne entre musique et comédie, sans plan de carrière établi. Qu’est-ce qui vous motive ? 

Je suis mes intuitions. La musique commence à me manquer. J’ai tourné pendant dix ans avec le groupe Nouvelle Vague, un collectif musical qui reprend des standards de la new wave. Je me suis aussi beaucoup produit avec André Manoukian dans un spectacle de jazz. Aujourd’hui, j’ai des chansons prêtes et je me dis qu’il serait temps que je les partage avec mon public. J’ai décidé de m’autoproduire. Je veux être ma propre directrice artistique. Il est hors de question que quelqu’un justifie son salaire en faisant de moi sa marionnette. 

Vous n’étiez pas présente au prime time de la 200e de Star Academy, diffusé le 3 janvier. Pourquoi ? 

Je n’étais pas à Paris. J’ai envoyé un message vidéo à Nikos. De toute façon, je ne voyais pas l’intérêt d’apparaître sur le plateau si je n’avais rien de nouveau à présenter. Je ne renie pas l’émission, qui garde une grande place dans mon coeur. Elle m’a beaucoup appris sur le métier et surtout sur moi-même. 

Quoi plus précisément ? 

Qu’il y a des choses que je ne pouvais pas faire. Chanter du Mariah Carey, par exemple. (Rires) Et qu’il fallait que je cultive ma différence. 

Quels sont vos projets pour cette année 2026 ? 

Je vais essayer de boucler ce cinquième album et, à partir du 14 février, je serai en tournée avec Anne Parillaud. Nous reprendrons le spectacle Je ne serais pas arrivée là, si…, d’après le livre d’Annick Cojean, que nous avions joué à Paris, en 2024. 

Meurtres à Millau, samedi 24 janvier à 21h10 sur France 3

Par
Hacène Chouchaoui