Meurtres à Meaux (France 3) – Julie Debazac : « Grâce à ce téléfilm on a appris à se découvrir avec Carole Bianic »

Publié le 21 septembre 2024 à 9:10
© Christophe LARTIGE - FTV -
INTERVIEW. Déjà policière dans Demain nous appartient sur TF1, la comédienne reste ici dans ce registre. Mais avec un profil différent. Interrogatoire, en toute bienveillance…

L’intrigue s’ouvre sur une reconstitution de la bataille de la Marne… Vous êtes-vous intéressée à cet épisode de la Première Guerre mondiale ? 

Julie Debazac : Je n’étais pas présente pour le tournage de cette scène, mais je me suis forcément intéressée à Meaux, à son histoire et à son patrimoine, telle sa cathédrale. C’est toujours agréable de découvrir un lieu, même si on sait que les Meurtres à… se déroulent généralement dans des régions plus éloignées de Paris. D’ailleurs, quand je dis que j’ai tourné à Meaux, tout le monde rigole ! En tout cas, ça m’arrangeait, car je jouais au même moment au théâtre, à la Cartoucherie de Vincennes. 

Isabelle, votre personnage, est flic. En quoi diffère-t-elle d’Aurore Jacob, que vous incarnez dans Demain nous appartient

Isabelle est capitaine au SRPJ de Versailles, et propulsée sur une enquête dans une position un peu délicate. Elle va en effet retrouver une autre capitaine (interprétée par Carole Bianic, ndlr), avec qui elle a travaillé quinze ans plus tôt. À l’époque, elle avait fait passer ses intérêts, au détriment de sa collègue. Leurs retrouvailles sont donc tendues. Je dirais que le personnage d’Aurore, dans Demain nous appartient, est plus proche de celui interprété ici par Carole Bianic, que du mien. 

Carole Bianic, avec qui vous avez également travaillé sur Demain nous appartient… 

Mais on avait eu peu d’occasions de jouer ensemble. Grâce à ce Meurtres à… on a appris à se découvrir. Depuis, Carole est revenue dans Demain nous appartient, en tant que réalisatrice sur quelques épisodes. 

Julie Debazac évoque le tournage de Demain nous appartient

Elle vous a donc dirigée ? 

Oui. C’était génial, car j’avais entièrement confiance en son regard, son intelligence et sa sensibilité. Quand on se connaît, tout va plus vite ! Vous verrez d’ailleurs bientôt le résultat avec, entre autres, une scène d’émotion autour d’une voiture rose. Je n’en dirai pas plus… 

Pas même sur l’avenir du couple Aurore-William (Kamel Belghazi) ? 

Il est mis à rude épreuve. En octobre-novembre, le tournage va se focaliser de nouveau sur mon personnage. L’arche mêlera vie privée et quotidien au commissariat. De ce que je sais, William sera encore dans les parages. Mais sera-t-il dans mon lit ? Je ne sais pas… Dans le lit d’Aurore, entendons-nous ! (Rires) 

En début d’interview, vous évoquiez une pièce de théâtre, jouée l’année dernière avec Benjamin Baroche (le chef Teyssier, dans Ici tout commence). Il s’agit de Créanciers, écrite au XIXe siècle par l’auteur suédois August Strindberg. Un pied de nez à ceux qui snobent les acteurs de séries quotidiennes ? 

Sans doute. J’ai trente ans d’expérience et, pour moi, le théâtre a toujours été essentiel. Pour certains, cela ressemble à un grand écart, mais, moi, je continuerai ainsi ma route. Quel que soit le vecteur, j’aime avant tout rentrer dans l’univers de quelqu’un, qu’il soit auteur ou metteur en scène. Et avec Benjamin, que je ne connaissais pas, ce fut également une belle rencontre. Il a une lumière en lui et un très beau sens du rythme, en matière de jeu. Les planches, ça ne trompe pas. 

Meurtres à Meaux, samedi 21 septembre à 21h10 sur France 3

 

 

 

Par
Frédéric Lohézic