Qui est Marie Leroy, votre personnage ?
Évelyne Bouix : C’est une commandante de gendarmerie, native de la région. Elle a été détachée de Bordeaux pour suppléer son collègue Jérémy Meyer (David Kammenos, ndlr), le temps que celui-ci se marie. Ils vont être amenés à travailler ensemble sur le meurtre d’une vieille dame, maquillé en noyade.
Elle est assez atypique, pour un officier de gendarmerie…
Marie Leroy porte un lourd secret, une grave fêlure, ce qui explique son côté réservé, timoré et solitaire. Mais elle est une enquêtrice expérimentée, d’une finesse, d’une intelligence et d’une perspicacité redoutables, qui ne néglige aucune piste.
Qu’est-ce qui vous a séduite dans ce projet ?
J’ai aimé le scénario, qui est très bien écrit, et j’adore découvrir des lieux, des paysages nouveaux… et j’avoue que je n’ai pas été déçue ! Je ne connaissais pas la Bretagne, et je l’ai prise de plein fouet. La région est d’une beauté à couper le souffle, d’autant que nous avons eu droit au déchaînement des éléments : orages violents, pluies de grêle, mer démontée… Tout cela accentuait l’intensité dramatique. Sans compter cette plongée dans les mythes et croyances celtiques, comme cette légende sinistre et envoûtante de l’Ankou, le personnage de la mort, qui se déplace dans sa charrette aux roues grinçantes et dont le son fait trépasser ceux qui l’entendent ou l’un de leurs proches. J’ai aussi été fascinée par la beauté du patrimoine architectural, en particulier des petites églises aux statues étranges et aux façades rongées par la mer.
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C’était votre première expérience dans la peau d’une enquêtrice…
Je rêvais d’incarner une femme flic. Si j’avais déjà joué dans des séries policières (en 2018, elle était apparue dans un épisode de Capitaine Marleau, au côté de Jean-Hugues Anglade), je n’avais jusque-là jamais endossé un tel rôle. J’étais assez frustrée, car je suis une grande consommatrice du genre, surtout des séries britanniques.
Pour quelles raisons ?
L’originalité des rôles féminins. Les femmes ne sont pas forcément des bombasses, elles peuvent être âgées, comme Vera, Miss Marple… avoir les cheveux gras, être alcooliques, avoir des problèmes avec leur mec, leur progéniture… Mais elles sont totalement investies dans leur boulot. Ces femmes ne sont pas toujours dans la séduction.
Aimeriez-vous devenir une héroïne récurrente ?
Je serais ravie si l’on pensait à moi pour porter un tel projet. Mais encore faudrait-il que je puisse m’imaginer dans le personnage. En attendant, je vais débuter, en avril, le tournage d’une série pour France 2. Une comédie dans laquelle, avec Antoine Duléry, nous serons à la tête d’une famille.
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En parlant de famille, où en êtes-vous avec Fallait pas le dire !, la pièce de votre fille, Salomé Lelouch ?
Si les théâtres rouvrent, nous devrions, avec Pierre Arditi, nous produire en septembre sur la scène de La Renaissance, à Paris, dans cette pièce que ma fille a écrite et mise en scène.
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