Les Trois Brestoises (France 2) – Que nous réserve le téléfilm adapté des romans de Pierre Pouchairet ?

Mis à jour le 13 janvier 2026 à 15:32
Mélanie BODOLEC / FTV
Adaptée des romans de Pierre Pouchairet, cette fiction policière réunit trois amies d’enfance, campées avec brio par Déborah Krey, Charlotte Gaccio et Garance Thenault. 

UN TRIO DE SUPER NANAS !

Coup de tonnerre sur Brest, lorsqu’une vieille dame est retrouvée morte chez elle, la nuque empalée sur un porte-manteau. L’enquête est confiée à la commandante de police Léanne Vallauri (Déborah Krey), dont c’est le premier jour à la Crim’, débarquant tout juste de la brigade des Stups de Nice, après avoir vu son mari et collègue se faire abattre sous ses yeux. Pas forcément de quoi tempérer son côté tête brûlée. Et comme l’art de la diplomatie est un concept lointain pour elle… Heureusement, elle peut compter sur l’aide de Vanessa Fabre (Charlotte Gaccio), psycho-criminologue, pour l’aider à faire preuve de modération. Notamment lorsqu’il s’agit d’interroger les proches de la mamie assassinée. Léanne bénéficie aussi du soutien de la légiste Élodie Quille (Garance Thenault), tant sur le plan professionnel que personnel, étant fragilisée par un déni profond quant à la perte de son époux. 

Malgré ce contexte dramatique, humour et tendres chamailleries émaillent l’amitié indéfectible qui lie les trois jeunes femmes. Une relation datant de l’école primaire, renforcée par leur groupe musical, Les Trois Brestoises, monté durant leurs années fac. Une complicité qui s’exprime à plein dans cette scène où le colonel de gendarmerie Erwan Carroff ( Janis Abrikh) s’adresse à Léanne (ils sont en rivalité sur l’enquête) : « De toute façon, on se reverra ! » Et elle, de répondre : « C’est une promesse ou une menace ? » D’où les sarcasmes d’Élodie : « Ça ressemble surtout à un rencart. Autant de tension sexuelle dans une pièce, moi, perso, ça me donne chaud. » Acquiescement de Vanessa : « T’as vu comment il t’a dévorée du regard ? » Malaise de Léanne : « Non mais vous êtes sérieuses là, ou quoi ? C’est incroyable de voir du c… partout, comme ça. » Cette joyeuse complicité et ce naturel font notre bonheur de téléspectateur. Le crédit en revient évidemment aux interprètes. 

BIENTÔT LA SUITE ? 

Le tempérament de Déborah Krey colle ainsi parfaitement au personnage de Léanne. Du pain bénit pour l’actrice qui, lorsqu’elle endossa le rôle de Duchesse, dans  Les Invisibles (France 2), déclarait : « C’était un travail de composition, parce que j’ai beaucoup plus de caractère qu’elle. J’ai une grande gueule, donc je devais beaucoup me contenir. » Ici, un seul mot d’ordre : on lâche les chevaux ! La bonté de Charlotte Gaccio, qui irradie déjà à travers son personnage d’Audrey Roussel dans  Demain nous appartient (TF1), sublime la personnalité de Vanessa, incarnation de la bienveillance. Enfin, le visage romantique de Garance Thenault exprime avec justesse les doutes, teintés de mélancolie, d’Élodie, mère de famille rangée, qui semble s’ennuyer avec son mari trop parfait. Le public, lui, ne s’ennuira sûrement pas à suivre les aventures de ces héroïnes, qu’on devrait logiquement retrouver à l’avenir. En effet, Pierre Pouchairet, un ancien commandant de police dont l’oeuvre a inspiré cette fiction, a écrit pas moins d’une quinzaine de romans mettant en scène les trois Brestoises. 

Les trois Brestoises, vendredi 19 décembre à 21h10 sur France 2

 

Par
Frédéric Lohézic