Les Bodin’s enquêtent en Corse (M6) – « On a été très surpris de voir à quel point les Corses connaissaient les Bodin’s »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 21:00
Faustine POINGT / CHABRAQUE PRODUCTION / M6
Pour leur premier téléfilm, l’iconique Maria et son fils, Christian, nous entraînent en Corse pour une enquête truculente et pleine de surprises.

“On a été très surpris et même bluffés de voir à quel point les Corses connaissaient les Bodin’s. Et puis, avec ses décors naturels, c’est un endroit formidable. » Trois mois après le tournage, qui s’est déroulé en octobre, Vincent Dubois, l’interprète de Maria Bodin, la mère tyrannique de Christian, son fils benêt, joué par son compère, Jean-Christian Fraiscinet, est encore sous le charme de l’île de Beauté. Le duo, qui fête cette année ses 30 ans, nous embarque en Corse dans une enquête loufoque. Jugez plus tôt : Christian, qui tient de son père un don de prémonition, voit s’accomplir un futur meurtre. Pasqualini, producteur de clémentines d’Aléria, sera assassiné dans sept jours. Il se rend sur place avec sa mère pour tenter d’empêcher l’inéluctable. « Comme nous étions partis sur l’idée d’une comédie policière, nos personnages n’étant pas des flics, nous avons eu recours au fantastique pour en faire des enquêteurs », explique Vincent. 

LE CHOC DES CULTURES 

Reste que l’histoire est d’abord prétexte à une confrontation culturelle, entre le Berry profond et l’âme insulaire corse. Une opposition de styles assez savoureuse en termes de comédie. « Nous avons tourné uniquement avec des acteurs locaux. D’ailleurs, Maria aurait très bien pu être corse. Elle manie bien le fusil de chasse et elle est plutôt douée en braconnage », confie, avec humour, son interprète. Le troisième personnage de ce téléfilm est sans conteste la voiture des Bodin’s. Un véhicule sans âge qui semble tout droit sorti d’un cartoon. « C’est un vrai modèle d’époque. Une Mochet des années 1950, fabriquée à Puteaux, dans les Hauts-de-Seine, en mille exemplaires seulement. On doit sa découverte à mon pote cantonnier à la retraite. Elle reposait depuis des lustres dans son poulailler. Elle a conservé son immatriculation en Indre-et- Loire, déclare Jean-Christian Fraiscinet. Ça reste une sacrée voiture, même si on a frôlé la catastrophe pendant le tournage, quand les freins ont lâché. » Après ce premier téléfilm, tourné cet automne, les Bodin’s n’auront pas eu trop le temps de chômer. Ils retrouveront bientôt les plateaux pour leur quatrième long-métrage. « Nous allons tourner fin février. Une partie de l’action se déroulera au Salon de l’agriculture », confie Jean-Christian Fraiscinet. 

LE PLAISIR DE JOUER EN “CIVIL” 

Ces deux comédiens enracinés dans leurs personnages n’ont-ils jamais eu envie de jouer autre chose ? « Il nous arrive de le faire, quand nos emplois du temps nous le permettent. Bien sûr que ça nous fait plaisir de jouer en “civil” », avoue Jean-Christian. Quant à Vincent, il se verrait bien dans un rôle médical en relation avec la ruralité : « Je serais heureux de jouer un médecin de campagne, un vétérinaire, voire un rebouteux. » Mais aucune frustration chez les deux compères, attachés à leur terroir d’Indre-et-Loire. « Nous continuons à jouer tous les étés chez nous, à Descartes. Nous y sommes très attachés, raconte Vincent. On a créé quelque chose là-bas. Si demain tout devait s’arrêter, nous ne retiendrions que cela. » 

Les Bodin’s enquêtent en Corse, lundi 12 février à 21h10 sur M6

Par
Hacène Chouchaoui