L’École des espions (France 3) – Thierry Godard : « J’aurais pu être un espion à l’ancienne… »

Publié le 29 août 2024 à 8:37
© Jean-Claude LOTHER/FTV
INTERVIEW. Dans cet unitaire, l’acteur est Marcel, un enseignant chargé de recruter de jeunes apprentis et de les former à l’art du renseignement. 

Avez-vous décroché un stage d’observation chez des agents secrets pour vous préparer à ce rôle ? 

Thierry Godard : Malheureusement pas. J’aurais aimé avoir plus de biscuit pour interpréter mon personnage. J’avais même demandé à Alain Bauer (criminologue et coscénariste, avec Jacques Kirsner, ndlr) de rencontrer un espion dans un square, à Paris, dos à dos, assis sur un banc, en promettant de ne pas le regarder. Mais, finalement, cela n’a pas été possible. (Rires) 

Une telle école d’espions existe-t-elle dans la réalité ? 

Oui, et je crois même qu’Alain Bauer y a donné des cours. Mais j’ignore où elle est et à quoi elle ressemble.

Qu’est-ce qui vous a séduit à la lecture du scénario ? 

Je n’avais jamais joué un recruteur d’espions ! C’est un rôle qui peut être à la fois très humain et animal. Je l’ai construit à l’instinct, n’ayant pas de référent là-dessus. Cet univers fascine, et j’ai trouvé l’angle de l’apprentissage assez original.

Les étudiants utilisent les nouvelles technologies pour observer ou manipuler. Auriez-vous pu être un espion ? 

J’aurais pu en être un à l’ancienne, assurer les écoutes ou les filatures. Je suis assez observateur, donc cet aspect-là m’aurait bien plu. Pas la vie dangereuse et instable qui va avec.

En tant que comédien, aimeriez-vous, à votre tour, enseigner ? 

Oui, je l’ai fait il y a fort longtemps, dans un conservatoire de quartier. J’ai beaucoup aimé. Je suis assez attendri par les jeunes acteurs, cela me renvoie à mes débuts. Pour L’École des espions, l’un des jeunes comédiens travaillait avec moi, en face à face, une scène qui n’était pas évidente. Je le sentais stressé et je l’ai rassuré. Je crois qu’il était demandeur de conseils et de bienveillance. J’étais heureux de pouvoir lui en donner. 

La fin de L’École des espions est ouverte. Cette fiction deviendra-t-elle une belle et longue série ? 

Je pense qu’il y a une volonté en ce sens, et qu’il s’agit d’un pilote. L’espionnage est un sujet vaste, mais c’est aussi un milieu très fermé. Tout dépendra donc de l’inspiration des scénaristes. 

On retrouve au casting Philippe Duclos, votre ancien partenaire dans Engrenages 

Nous ne tournons aucune scène ensemble, mais je suis content qu’il soit là. C’est un acteur incroyable, que l’on ne voit pas assez. 

Depuis Engrenages et Un village français, vous êtes très sollicité à la télé. Êtes-vous sélectif dans vos choix ? 

Ces deux séries m’ont ouvert des portes. J’ai de la chance, mais je n’ai pas un choix de dingue non plus. Quand je refuse un rôle, ce n’est pas forcément parce que ce n’est pas bien, c’est parce que je n’ai pas envie de le jouer. Ainsi, ces derniers temps, j’ai refusé d’incarner des flics, car je l’ai été souvent à l’écran ! 

À la rentrée, France 2 diffusera Rivages. De quoi s’agit-il ? 

Un super thriller en six épisodes, dans lequel je suis un armateur qui a plusieurs bateaux et qui est confronté au problème de la surpêche, tandis qu’un phénomène étrange se déroule dans le bassin de Fécamp, avec la disparition de pêcheurs en mer. 

Quels sont vos projets ? 

Je vais moins tourner dans les prochains mois, car, en septembre, j’entre à la Comédie-Française, pour jouer dans Le Malade imaginaire, au côté de Guillaume Gallienne. 

L’École des espions, jeudi 29 août à 21h10 sur France 3

Par
Corinne Calmet