Quel genre de flic est la capitaine Giordano ?
Flore Bonaventura : C’est une policière de terrain chevronnée, qui sait tenir tête aux hommes les plus imposants. Elle est respectée dans son unité. Mais elle est aussi impulsive. Quand elle a une idée, elle y va et fait fi des règles.
Et qui est Laura, la femme derrière l’insigne ?
Laura porte en elle une faiblesse qui a coûté la vie à son partenaire, Fred, également l’homme de sa vie. Cet événement l’a traumatisée et lui a laissé une profonde blessure. Elle est toujours en deuil, pas vraiment dans la vie. Elle dort d’ailleurs au bureau, ne se coiffe pas, ne se maquille pas…
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Pourquoi est-elle obligée de collaborer avec Mathieu Bellanger, incarné par Benoît Michel ?
Quand un crime est commis au premier étage de la tour Eiffel, pendant le feu d’artifice du 14-Juillet, elle est désignée pour enquêter. Mais vu le lieu du meurtre, l’affaire génère des pressions. On lui impose donc de travailler avec ce flic discret, venu de province. Ça va réveiller chez elle une colère sourde. Elle en veut à Mathieu, non pas pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il représente. Il lui rappelle la perte de son compagnon.
Qu’est-ce qui vous a plu chez ce personnage ?
Sa résilience. Laura est une écorchée vive, qui a réussi à se relever d’une tragédie grâce à sa force de caractère. C’est un personnage touchant. Pour moi qui ai du mal à montrer mon mécontentement, c’était assez jouissif de jouer son côté exécrable envers son partenaire… Même si je m’excusais ensuite auprès de Benoît pour avoir été aussi horrible. (Rires)
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Vous avez beaucoup tourné sur la tour Eiffel. Comment qualifieriez- vous cette expérience ?
C’était magique ! Jeune, je vivais à Meudon, dans un appartement qui avait une vue sur la tour Eiffel, au loin. Je la regardais, en rêvant de devenir actrice. Je me suis sentie très privilégiée de me retrouver, vingt ans plus tard, sur ce tournage, sans visiteurs, puisque nous travaillions de nuit. On a eu très froid, et c’était assez éprouvant, mais j’ai pu voir la tour sous toutes ses coutures. Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’elle fait partie de ma famille. J’ai même songé à me la faire tatouer. (Rires)
Qu’avez-vous appris sur ce monument ?
Beaucoup de choses, car l’enquête intègre des éléments historiques de la Seconde Guerre mondiale. J’ignorais, par exemple, l’existence de tunnels sous la tour. C’est impressionnant de se dire que des soldats sont passés par là pour quitter Paris. Je trouve ce téléfilm très intéressant et magnifiquement filmé. J’espère qu’il y aura une suite, si le public répond présent !
Flore Bonaventura au casting de Tout pour la lumière
En attendant, vous avez commencé le tournage du nouveau feuilleton de TF1, Tout pour la lumière, centré sur un studio de chant et de danse…
J’incarne l’une des élèves de cette école, qui a quitté son travail pour réaliser son rêve. J’adore moimême la musique : chez moi, je fais des reprises et des petites compositions. Mais c’était la première fois que je chantais en public pour ce casting. Je suis heureuse de pouvoir également m’exprimer en chantant et en dansant, grâce à cette série. C’était inattendu, mais je me laisse porter par cette nouvelle aventure.
Le Crime de la tour Eiffel, samedi 5 avril à 21h05 sur France 3