En attendant un miracle (France 3) Frédéric Diefenthal : « À chaque fois, je dis que j’arrête les rôles de flic… »

Publié le 18 décembre 2021 à 10:46
© Thierry Langro - FTV - Scarlett
Le comédien incarne à nouveau un flic, au côté d’Anne Charrier, dans cette fiction policière. Direction les Hautes- Pyrénées !

Voilà trois ans que l’on ne vous avait pas revu dans un unitaire. Qu’est-ce qui vous a séduit dans celui-là ? 

Frédéric Diefenthal : J’aimais le fait de retrouver des gens avec qui j’avais apprécié de travailler par le passé. Notamment Joëy Faré, la productrice, que j’avais rencontrée pour Clara Sheller, et le réalisateur Thierry Binisti, avec qui c’est ma troisième collaboration, après Meurtres en Auvergne et Les Fantômes du Havre

Et vous donnez la réplique à Anne Charrier, qui joue Fiona… 

C’est une très belle actrice, avec qui j’avais déjà joué il y a seize ans, et très furtivement, dans la série David Nolande. Nos deux personnages ont des problématiques parfaitement calibrées, ce qui n’est pas toujours le cas dans ce genre de fiction. Ce sont des collègues imposés, comme cela arrive souvent dans la vie. Ils se découvrent au fur et à mesure, et ne finissent par se comprendre qu’à la toute fin de l’histoire. C’est souvent cette justesse qui fait la force d’un polar. 

Lourdes sert de décor à cette enquête policière. Connaissiez-vous cette ville, vous qui avez grandi dans la même région ? 

Effectivement, j’ai passé mon enfance dans le Gers, à une heure de Lourdes. Ma grand-mère m’y avait emmené plusieurs fois en pèlerinage. C’était étrange, car nous avons commencé à tourner fin mai de cette année, à la sortie du troisième confinement. Comme de nombreuses restrictions étaient encore en place, je n’ai pas retrouvé l’effervescence que j’avais connue quand j’étais gamin, avec ces mouvements de foule qui m’avait tant marqué. 

Vous incarnez Maxime Gardette, un nouveau venu au commissariat de Lourdes… 

À chaque fois, je dis que j’arrête les rôles de flic un certain temps… et, finalement, j’y retourne ! (Rires) En même temps, c’est compliqué de passer à côté des polars lorsqu’on tourne pour la télévision.

Votre personnage est papa d’une adolescente. Vous êtes-vous servi de votre propre expérience ? 

Évidemment, cela me parle, moi qui suis papa de trois enfants : un ado de 17 ans, une fille de 12 ans et un petit garçon de 3 ans et demi. Je me nourris forcément de cette vie de père bien remplie. Et il m’arrive souvent, à travers certains de mes personnages, de découvrir mes propres maladresses et ainsi de me remettre en question. 

À ce sujet, vous venez également de retrouver Dembo Camilo, alias Souleymane, votre fils de fiction dans Ici tout commence… 

J’en suis très heureux, j’adore ce gamin. Il a deux ans de plus que mon fils aîné, qui habite à Paris et que je ne vois pas souvent. La fiction me permet donc de prolonger mon rôle de papa, tout en continuant à apprendre. Étant proviseur, Antoine, mon personnage, est très à l’écoute des jeunes. Mais il ne fait pas toujours les choses aussi bien avec son propre fils. On fait souvent moins de cadeaux à ses propres enfants… 

Clément Rémiens a annoncé son départ prochain du feuilleton. Vous n’êtes pas trop triste ? 

C’est vrai que j’ai un petit pincement au coeur. En passant de Demain nous appartient à Ici tout commence, il y a un an, lui, Vanessa Demouy et moi étions dans le même wagon. Évidemment, ça va faire un petit vide, mais non, je ne suis pas triste. Au contraire, je suis heureux pour lui. C’est un vrai choix qu’il a fait, et il a tout l’avenir devant lui. 

En attendant un miracle : samedi 18 décembre à 21h05 sur France 3

Interview Camille Sanson 

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