Cette enquête est la première de cette collection à se dérouler hors de France. De quoi s’agit-il ?
David Kammenos : J’en suis à mon troisième Meurtres à… Je ne dois pas être loin du record ! J’ai joué dans Meurtres à Orléans et Meurtres à la pointe du Raz. Normalement, on n’en fait pas plus, mais on m’a précisé que celui-ci se déroulait en Belgique, je n’ai pas pu refuser. (Rires) Cette enquête, comme tous les téléfilms de cette collection, s’appuie sur l’histoire locale. À Tournai, ville proche de la frontière française, il est question de meurtres autour d’abeilles d’or aux ailes serties de grenats, qui faisaient partie du trésor du roi franc Childéric, père de Clovis, découvert dans cette ville en 1653. L’histoire se déroule dans l’univers des bateliers, nombreux sur les rives de l’Escaut.
Pour quelle raison votre personnage, l’officier de police Vincent Ranier, est-il envoyé sur le territoire belge ?
Un bras est retrouvé flottant dans les eaux de l’Escaut, dans un secteur proche de la frontière. Afin de permettre l’identification du propriétaire de ce membre, les autorités belges ont fait appel à la police française, qui a dépêché Vincent.
D’après vous, quel genre de policier est-il ?
Il incarne une certaine liberté. Vincent s’affranchit des codes, qu’ils soient vestimentaires ou procéduraux. Toutefois, c’est un policier capable d’empathie, notamment pour sa collègue, Mathilde Smets – jouée par l’actrice belge Alexia Depicker (photo) –, avec laquelle il est chargé de mener l’enquête. Contrairement à lui, la jeune femme n’a pas cette légèreté. Non seulement elle est enceinte, mais elle traverse une crise avec son compagnon, qui exerce le métier de batelier.
"C’était mon premier téléfilm tourné en Belgique"
Comment s’est passée votre collaboration avec les Belges ?
C’était mon premier téléfilm tourné en Belgique. Ce que j’apprécie chez eux, ce sont les relations professionnelles. Elles ne sont pas hiérarchiques mais plutôt horizontales. Sans doute parce que les enjeux économiques pèsent moins qu’en France. Du coup, l’ambiance est plus légère, ce qui n’empêche pas la rigueur et l’investissement dans le travail. Alexia Depicker est une actrice époustouflante !
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Vous alternez avec bonheur les rôles, aussi différents les uns que les autres. Est-ce une exigence ?
J’ai la chance d’avoir la confiance de France Télévisions, qui m’offre de passer d’une mini-série d’époque, La Rebelle : les aventures de la jeune George Sand, réalisée par Rodolphe Tissot, dans laquelle je joue un capitaine de hussards (bientôt diffusée sur France 2, ndlr), à Je sais pas, une mini-série en 4 épisodes de Fred Grivois, où j’incarne, au côté de Lola Dewaere, un flic moustachu plutôt malin (bientôt aussi sur France 2). Actuellement, je tourne Vidal, un pilote qui pourrait devenir une collection sur France 2. C’est l’occasion pour moi de renouer avec la comédie. J’y incarne un médecin excentrique, un praticien de la dernière chance, que l’on sollicite également pour des expertises judiciaires. Ensuite, je vais souffler un peu. Je n’ai jamais échafaudé de plan de carrière. Je souhaite juste continuer à prendre autant de plaisir sur un plateau.
Meurtres à Tournai, samedi 1er février à 21h05 sur France 3