Quel type d’homme est Jeff Lesquint, votre personnage ?
Jarry : Un ancien flic limogé pour avoir tiré sur un cadavre, lors d’une intervention. Il enchaîne les maladresses, une espèce de Gaston Lagaffe. Il a aussi la faculté de converser avec les morts. Jeff est confronté à une double problématique : son père, Octave (Francis Perrin), entrepreneur de pompes funèbres, a été retrouvé mort dans le studio d’une escort girl. Le fils ne croit pas à la version officielle et va enquêter pour éclaircir ce mystère. Et, en même temps, il doit reprendre l’entreprise familiale, au bord de la faillite.
Comme dans votre dernier téléfilm, À tes côtés (diffusé en octobre 2021 sur TF1), votre personnage a une relation conflictuelle avec son père…
C’est justement un aspect que j’ai aimé dans le scénario. Il montre que l’on peut être l’opposé de quelqu’un, mais, en prenant le temps de se poser les bonnes d’entente. Jeff se rend compte qu’au fond, malgré leurs divergences, il est semblable à son père. Parfois, dans une famille, on peut avoir l’impression d’être le vilain petit canard, alors que l’on est bien là où l’on devait être.
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Cette comédie policière a en fait tous les ingrédients pour devenir une série… Serait-ce une possibilité ?
C’est prévu, en effet, et tout est subordonné à l’accueil que va lui réserver le public… D’ailleurs, une suite n’est pas à exclure.
Si tel était le cas, vous deviendriez le premier flic homosexuel de la télévision française…
C’est aussi l’une des raisons qui m’a séduit dans ce projet. Jeff vit une relation amoureuse difficile avec son ancien collègue, Vincent Schiller (Kevin Levy). Ce n’est pas le fil conducteur de la série, mais je trouve que proposer une série où l’on montre deux hommes qui s’aiment serait une belle avancée.
Votre personnage n’a pas été ménagé pendant ce tournage. On vous voit vous faire passer à tabac à plusieurs reprises…
J’ai tenu à faire moi-même les cascades ainsi que les séquences de bagarre. J’ai beaucoup appris. Quand j’ai montré ces scènes à mes jumeaux de 7 ans, ils étaient tristes de me voir battu. Cela m’a beaucoup ému.
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Justement, quel genre de père êtes-vous ?
Je suis un papa garant du cadre éducatif et, à la fois, très proche de ses enfants. Ce n’est pas parce que ce sont les miens, mais je les trouve plutôt sages… Et cela n’a rien à voir avec Youpi, mon chien, que j’ai perdu voilà plus d’un an maintenant, et qui était beaucoup plus dissipé.
Côté animation, vous avez succédé à Laurence Boccolini, le 5 août, sur France 2, à la présentation de Tout le monde veut prendre sa place. Quel bilan tirez-vous après ces quatre mois d’exercice ?
Nous avons réalisé récemment 20,7 % de part de marché. Ce n’était pas arrivé depuis longtemps. Je suis d’autant plus content que je m’y amuse beaucoup. Je suis en quelque sorte devenu « l’ami du déjeuner ». J’aime ce contact avec les gens, découvrir leur vie, cette chaleur enthousiaste que je retrouve également en tournée, avec mon spectacle Bonhomme, qui affiche complet jusqu’à la fin de l’année.
À côté de ses pompes, mercredi 13 décembre à 21h10 sur France 2