“Pourquoi aucun accompagnement n’est proposé ?” : Aurélie Preston regrette les dégâts de la télé-réalité sur sa “fragilité”

Publié le 10 mai 2024 à 12:00
Instagram @prestonsound
Aurélie Preston a récemment sorti son autobiographie aux éditions Leduc dans laquelle elle fait un récit poignant de sa douloureuse histoire. La jeune femme qui évolue désormais loin de la télé-réalité qui l'a rendue célèbre s'est justement confiée sur les dégâts que cette expérience a eu dans sa vie. 

C’est en avril dernier qu’Aurélie Preston a sorti son autobiographie intitulée "Brisée", aux éditions Leduc. L’ex-candidate de télé-réalité est revenue sur son passé douloureux, l’absence de ses parents, les addictions, les mauvaises rencontres mais aussi la violence du harcèlement dont elle a été victime. Elle consacre d’ailleurs un long chapitre à ce fléau. "C’est horrible le harcèlement parce que ça provoque plein de symptômes : enfermement sur soi, solitude, anxiété, crises de larmes, honte, perte de l’estime de soi, culpabilité, rumination, angoisse, délire paranoïaque, pensées suicidaires, etc""C’est la boucle de l’enfer", a-t-elle analysé. Et son passage dans des émissions de télé-réalité n’a pas aidé, au contraire, il a parfois même été à l’origine de son harcèlement. 

"Personne ne s’intéresse à notre fragilité"

Brisée, c’est le cas de le dire à en croire le récit de la jeune femme. Elle est revenue plus en détails sur ses passages à la télé et a expliqué en quoi elle considérait que cette expérience avait fait des dégâts en elle. Dans un chapitre intitulé "L’école de la haine", l’ex-candidate indique s’être intéressée "au phénomène de la télé-réalité". "Je me penche sur ce que ces émissions provoquent chez les candidats. Je ne comprends pas pourquoi aucun accompagnement réel n’est proposé après chaque émission", écrit-elle. Et de poursuivre : "Pourquoi lorsque nous consultons un psychologue avant d’intégrer un tournage, celui-ci ne nous pose que quelques banales questions. Personne ne s’intéresse à notre fragilité"

Aurélie Preston donne alors ensuite son point de vue sur ce qui lui semble être le nerf de la guerre. "Au contraire, il semblerait que les profils soient choisis selon leur fragilité, leur aptitude à perdre patience, à perdre pied", assure-t-elle. La jeune femme regrette ensuite que "la production scénariste des situations bateau, que l’on pourrait rencontrer dans notre quotidien" et précise que "comme les acteurs d’une série télé, les candidats sont encouragés à créer des situations divertissantes". Pour elle, le concept de la télé-réalité, c’est "bizutage encouragé, scénarisation des conflits, incitation à la haine, enfermement, interdiction de communiquer avec l’extérieur, suppression de l’heure et de la date du jour…". De quoi pousser Aurélie Preston à conclure sur le fait que "des émissions haineuses vues (…) pouvant être des exemples pour la jeunesse ne devraient plus exister". 

Brisée, d’Aurélie Preston, aux éditions Leduc, 19,90 euros

Par
Kahina Boudjidj