Vous ne vous connaissiez pas. Quelle a été votre réaction en vous découvrant l’une et l’autre, au début du jeu ?
Angie : Je m’aperçois que l’on n’a pas le même âge, mais je me dis qu’il ne faut pas m’arrêter à ça et se fier aux apparences. J’attends d’apprendre à la découvrir.
Nathalie : Je ne portais pas mes lunettes et j’ai eu du mal à savoir si mon partenaire était un homme ou une femme ! Finalement, j’étais soulagée. Pour l’intimité, c’est quand même plus facile d’être entre femmes ! J’étais contente, aussi, de tomber sur une fille costaude. Je me suis dit : "Super, elle ne va pas s’écrouler !"
Pour quelle raison avez-vous postulé seule ?
Angie : J’avais pensé partager cette expérience avec mon frère, mais comme il n’aime pas être filmé, c’était raté ! Pas grave, je me suis lancé ce défi.
Nathalie : Je me suis inscrite trois fois avec ma meilleure amie. Hélas, quand la production a retenu notre candidature, elle n’était pas disponible.
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Vous n’aviez aucune appréhension ?
Nathalie : Non. Dans Pékin Express, tout est bien organisé et hyper sécurisé.
Angie : J’avais déjà goûté à la grande aventure en m’engageant cinq ans dans l’armée. Ce métier nous aide à affronter pas mal de situations.
Quels critères aviez-vous concernant l’autre membre de votre binôme ?
Angie : Tout ce que je voulais, c’était une personne qui n’abandonne pas.
Nathalie : Et moi, un partenaire qui ait la niaque et doté d’un minimum de savoir-vivre.
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Aucune angoisse de décrocher le mauvais numéro ?
Nathalie : Non. En arrivant en Bolivie, j’étais plutôt sereine. Au fond de moi-même, j’étais sûre que tout allait bien se passer.
Angie : C’est le risque, mais on peut tomber aussi sur le meilleur !
Vous semblez vous entendre comme larrons en foire…
Nathalie : L’une comme l’autre, nous sommes entrées dans le jeu avec la volonté d’avancer le plus loin possible. Je pense que l’on a su agir intelligemment pour prendre le meilleur de chacune.
Angie : C’est vrai, nous avions le même objectif, la même motivation. En revanche, on ne pouvait pas être plus différentes…
Nathalie : (Rires) Je suis un peu fofolle, voire exubérante… Tout le contraire d’Angie, de nature calme et renfermée.
Quelle est la plus grande qualité de votre partenaire ?
Angie : Sa joie de vivre.
Nathalie : Sa pugnacité !
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Angie, cela fait quoi de survoler le lac Titicaca en tyrolienne, quand on a le vertige ?
Angie : Je ne faisais pas la maligne… Mais que d’émotions ! Je ne suis pas près d’oublier cette expérience.
Nathalie, vous l’avez beaucoup soutenue à ce moment-là…
Nathalie : Je peux comprendre comment la phobie peut devenir paralysante. C’était mon rôle de la motiver et de l’aider à dépasser sa peur.
Comment avez-vous vécu le duel final du premier épisode, remporté par vous, Nathalie ?
Nathalie : Avant d’attaquer ce sprint final, mes jambes ont joué des castagnettes pendant deux ou trois minutes ! Je n’avais qu’une angoisse, c’était de repartir et d’embarquer Angie avec moi dans ma chute. Mais quel bol, j’ai trouvé une voiture (de police, ndlr) avant Léa…
Angie : C’est le jeu, et sache que je ne t’en aurais pas voulu !
Un mot pour décrire Pékin Express…
Nathalie : C’est une aventure humaine extraordinaire.
Angie : Si c’était à refaire, je signe quinze fois !
INTERVIEW CATY DEWANCKÈLE