Nathalie et Angie (Pékin Express) : « On ne pouvait pas être plus différentes… »

Publié le 2 mars 2023 à 11:07
Patrick ROBERT/M6
Issue d’un milieu bourgeois, Nathalie, 58 ans, forme le binôme d’inconnus avec Angie, 29 ans, conductrice de poids lourds. De prime abord, tout les oppose…

Vous ne vous connaissiez pas. Quelle a été votre réaction en vous découvrant l’une et l’autre, au début du jeu ? 

Angie : Je m’aperçois que l’on n’a pas le même âge, mais je me dis qu’il ne faut pas m’arrêter à ça et se fier aux apparences. J’attends d’apprendre à la découvrir. 

Nathalie : Je ne portais pas mes lunettes et j’ai eu du mal à savoir si mon partenaire était un homme ou une femme ! Finalement, j’étais soulagée. Pour l’intimité, c’est quand même plus facile d’être entre femmes ! J’étais contente, aussi, de tomber sur une fille costaude. Je me suis dit : "Super, elle ne va pas s’écrouler !"

Pour quelle raison avez-vous postulé seule ? 

Angie : J’avais pensé partager cette expérience avec mon frère, mais comme il n’aime pas être filmé, c’était raté ! Pas grave, je me suis lancé ce défi. 

Nathalie : Je me suis inscrite trois fois avec ma meilleure amie. Hélas, quand la production a retenu notre candidature, elle n’était pas disponible. 

Vous n’aviez aucune appréhension ? 

Nathalie : Non. Dans Pékin Express, tout est bien organisé et hyper sécurisé. 

Angie : J’avais déjà goûté à la grande aventure en m’engageant cinq ans dans l’armée. Ce métier nous aide à affronter pas mal de situations. 

Quels critères aviez-vous concernant l’autre membre de votre binôme ? 

Angie : Tout ce que je voulais, c’était une personne qui n’abandonne pas. 

Nathalie : Et moi, un partenaire qui ait la niaque et doté d’un minimum de savoir-vivre. 

Aucune angoisse de décrocher le mauvais numéro ? 

Nathalie : Non. En arrivant en Bolivie, j’étais plutôt sereine. Au fond de moi-même, j’étais sûre que tout allait bien se passer. 

Angie : C’est le risque, mais on peut tomber aussi sur le meilleur !

Vous semblez vous entendre comme larrons en foire… 

Nathalie : L’une comme l’autre, nous sommes entrées dans le jeu avec la volonté d’avancer le plus loin possible. Je pense que l’on a su agir intelligemment pour prendre le meilleur de chacune. 

Angie : C’est vrai, nous avions le même objectif, la même motivation. En revanche, on ne pouvait pas être plus différentes… 

Nathalie : (Rires) Je suis un peu fofolle, voire exubérante… Tout le contraire d’Angie, de nature calme et renfermée. 

Quelle est la plus grande qualité de votre partenaire ? 

Angie : Sa joie de vivre. 

Nathalie : Sa pugnacité ! 

Angie, cela fait quoi de survoler le lac Titicaca en tyrolienne, quand on a le vertige ? 

Angie : Je ne faisais pas la maligne… Mais que d’émotions ! Je ne suis pas près d’oublier cette expérience. 

Nathalie, vous l’avez beaucoup soutenue à ce moment-là… 

Nathalie : Je peux comprendre comment la phobie peut devenir paralysante. C’était mon rôle de la motiver et de l’aider à dépasser sa peur. 

Comment avez-vous vécu le duel final du premier épisode, remporté par vous, Nathalie ? 

Nathalie : Avant d’attaquer ce sprint final, mes jambes ont joué des castagnettes pendant deux ou trois minutes ! Je n’avais qu’une angoisse, c’était de repartir et d’embarquer Angie avec moi dans ma chute. Mais quel bol, j’ai trouvé une voiture (de police, ndlr) avant Léa… 

Angie : C’est le jeu, et sache que je ne t’en aurais pas voulu ! 

Un mot pour décrire Pékin Express… 

Nathalie : C’est une aventure humaine extraordinaire. 

Angie : Si c’était à refaire, je signe quinze fois !

INTERVIEW CATY DEWANCKÈLE 

Par