Qu’est-ce qui vous a donné envie de participer à cette nouvelle émission ?
J’avais envie de montrer mon intelligence et de prouver une bonne fois pour toutes que mon QI de 147 n’est pas une invention, malgré ce que certains peuvent penser.
Maïssane : "Je suis beaucoup trop prétentieuse et hautaine"
Ressentiez-vous de la pression à l’idée de participer ?
Pas vraiment au début, car en regardant le casting, j’ai réalisé que j’étais sans doute la plus futée, même si Jonathan est plus âgé et, en termes de culture générale, il est redoutable. Mais plus le tournage approchait, plus l’angoisse montait. J’avais peur de faire une erreur sur une question que je devrais pourtant maîtriser. Quand Vivian dit une bêtise, ça passe, mais pour moi, c’est une autre histoire.
Qu’avez-vous appris sur vous grâce à The Cerveau ?
J’ai compris que je suis beaucoup trop prétentieuse et hautaine. Je dois apprendre à réfléchir avant de parler, car à force de dire que je suis intelligente, ça peut donner l’effet inverse. Et c’est ce qui m’est arrivé…
Quelle épreuve souhaiteriez-vous refaire ?
L’épreuve de sympathie envers les autres ! C’est sans doute mon plus grand défi : être acceptée. Et je l’ai complètement ratée. Même dans la vie, j’ai l’impression que tout le monde me déteste. C’est terrible. Je fais l’unanimité… mais dans le mauvais sens.
Dans quelle matière étiez-vous la plus forte à l’école ?
L’anglais. J’étais vraiment excellente.
Quel candidat vous a le plus impressionnée ?
Jonathan ! Relou de ouf, j’avais envie de le pousser dans l’escalier. Il est intelligent, humble, poli… Il a tout. Et moi, à côté, je répétais sans arrêt que j’avais 147 de QI tout en faisant des erreurs grammaticales dans chaque phrase. C’était dur.
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Avez-vous réellement été diagnostiquée HPI ?
Oui, à l’âge de 6 ans. Ensuite, j’ai suivi une scolarité aménagée dans un centre spécialisé pour enfants à haut potentiel. À 17 ans, j’ai dû repasser le test WAIS pour adultes pour être reconnue officiellement par la Maison des Personnes Handicapées et obtenir un tiers-temps pour mes examens, car j’ai du mal à me concentrer longtemps. Je suis dyspraxique, et mon attention ne dure que quelques secondes.
Comment avez-vous vécu cela durant votre enfance ?
Très mal. J’étais dépressive, je n’avais pas d’amis… et c’est toujours un peu le cas aujourd’hui. Ma vie d’adulte ressemble beaucoup à mon enfance, mais on finit par s’y habituer.
Et le milieu de la télé-réalité …
Terrible ! Je le vis tellement mal, j’ai les veines qui me grattent à chaque fois que je mets un pied dans un programme, mais c’est bien payé. C’est triste dit comme ça… J’ai beaucoup de mal en général avec la vie en communauté. Je suis quelqu’un de très solitaire, casanière. Même si les autres candidats sont sympas, passer 24h/24 avec eux pendant plusieurs semaines, c’est insupportable pour moi. Ça me donne envie de me défenestrer.
Dans The Cerveau, les études sont mises en avant. Quel est votre parcours scolaire ?
J’ai fait un bac+5 en informatique, spécialisé en cybersécurité. Mais je n’ai pas validé ma dernière année d’école d’ingénieur.
Pourquoi n’avez-vous pas poursuivi dans ce domaine ?
Parce que la télé-réalité est mieux payée et demande beaucoup moins d’efforts. Je suis une grande partisane du moindre effort. Pour mes parents, ça a été un choc. Nous avions fait un deal : je ferais des études, et ensuite je déciderais de ma vie. Ils ont tenu parole, même si ça ne leur plaît pas du tout. Depuis que je suis petite, ma mère s’imagine que je vais "changer le monde", devenir médecin, ingénieure ou autre… Mais malgré tout, je sais qu’ils m’aiment et me soutiennent.
Avez-vous d’autres projets ?
Pour le moment, je veux me reposer. Et honnêtement… j’ai besoin d’une thérapie ! (Rires)