Martin éliminé de Koh-Lanta sur décision médicale : « J’aurais préféré me faire virer au conseil »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 6:14
©A.ISSOCK/ALP/TF1
Blessé lors de l’épreuve de confort, l’ex-trader devenu fromager a été contraint d’abandonner l’aventure. Entretien avec Martin.

Trader, fromager, aventurier… on peut dire que vous adorez les nouveaux challenges ?

Martin : Oui, je suis très compétiteur. Koh-Lanta était une aventure qui me trottait dans la tête depuis un moment. Mais femme n’était pas forcément contente que je participe à cette émission. Et puis cette année elle m’a dit "écoute, tu me saoules avec ton Koh-Lanta, donc inscris-toi, si tu es pris cette fois tu pars, sinon je ne veux plus en entendre parler !".

Pourquoi était-elle à ce point réfractaire à votre participation ?

Parce qu’elle est adepte du ‘pour vivre bien, vivons cachés’, et je la comprends. Elle appréhendais qu’on se retrouve sous le feu des projecteurs pendant plusieurs mois.

Après votre blessure au jeu de confort, pourquoi avez-vous tenu à finir l’épreuve malgré la douleur ?

Je me suis souvent demandé si je n’aurais pas dû arrêter avant, et si tout ça n’avait pas aggravé mon état. Si je n’avais pas forcé sur ma cheville à ce moment-là, j’aurais peut-être pu continuer l’aventure… Je n’aurais jamais la réponse, mais dans le feu de l’action je ne pouvais pas m’arrêter, je rêvais tellement de ce confort !

Comment avez-vous vécu cette élimination sur décision médicale ? 

C’est un enfer ce qu’il m’est arrivé. Je ne m’attendais pas à l’annonce de Denis. Je me suis donné à 200% sur les épreuves, et je suis éliminé bêtement sur une blessure ! Quand on va à Koh-Lanta on n’est pas préparé à ça. On imagine être victime d’une stratégie, d’un collier d’immunité ou autres… mais pas à sortir de cette façon. Je ne le souhaite à personne.

Comment s’est passée votre prise en charge médicale ? 

Après mon élimination, j’ai été évacué à l’infirmerie. On m’a transporté à l’hôpital pour faire une radio afin de vérifier je n’avais rien de cassé avant de prendre l’avion, car mon pied était devenu bleu ! Ce n’est qu’à mon retour à Genève qu’on a découvert que j’avais une déchirure du ligament, après avoir passé une IRM. Aujourd’hui, heureusement tout est rentré dans l’ordre, je n’ai aucune séquelle. 

Qu’est-ce qui vous a étonné lors de la diffusion de l’émission dont vous ne vous étiez pas rendu compte sur place ?

Je ne savais pas que j’agaçais autant Grace (rires). On n’était pas les meilleurs amis du monde pendant l’aventure, mais on a eu des moments très complices, on parlait de nos familles, je l’ai réconforté un jour, quand elle était au bord de la crise de nerfs… 

Avez-vous pu en parler avec elle après l’émission ?

Oui et je ne lui en veux pas. Il faut savoir faire la part des choses entre une aventure durant laquelle on est à fleur de peau et où on peut détester une personne pour pas grand-chose – là on parle d’un tic verbal, il y a pire (rires) – et la vie normale. Grace m’a envoyé des SMS pendant la diffusion de l’épisode où elle me cartonne pour me dire qu’elle était désolée, qu’elle n’en pensait pas un mot et on en a rigolé.

Quel bilan tirez-vous de cette expérience ? 

C’était une aventure de dingue, mais qui me laisse un goût d’inachevé. Mon seul regret c’est cette élimination sur décision médicale, c’est naze ! J’aurais préféré me faire virer au conseil, car dans la logique de Koh-Lanta soit on éteint ton flambeau, soit tu gagnes, point ! 

Sarah Ibri

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