Les fans de l’émission avaient hâte de son retour sur leurs écrans ! Peu convaincus pour certains par la saison précédente, une chose est sûre, la présence de Lucie Mariotti en tant que love coach dans le programme est toujours très appréciée. En témoignent, notamment, les nombreux messages sur son compte Instagram à l’annonce de la diffusion prochaine de la saison 8 de l’émission dans laquelle on découvrira dès ce soir, à 18h sur TFX, 14 coeurs brisés anonymes venus tenter de se reconstruire. "Je dois avouer qu’on avait un peu décroché de cette émission mais que celle-ci soit avec des anonymes nous a beaucoup intrigués, on a déjà regardé les 2 premiers épisodes en avant-première et hâte de voir la suite", lui écrivait un internaute sur Instagram. Pour répondre aux interrogations de certains, on a décidé de s’entretenir avec Lucie pour qu’elle nous en dise davantage sur le casting, les moments marquants et qu’elle nous parle de son tout nouveau projet.
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On sait que vous apportez votre regard sur le choix final des coeurs brisés, quelle était l’importance de changer les profils ?
Ça fait quelques saisons que la production et moi parlons du fait d’avoir des candidats anonymes parce que c’est une demande qui a été régulièrement faite par les téléspectateurs au travers des réseaux sociaux, au travers des commentaires, etc. On nous demandait ‘Pourquoi il n’y a pas d’anonymes ?’ et c’est vrai que dès le début, la question s’était posée mais au moment de la création de l’émission, ce n’est pas le choix qui a été fait mais c’est un choix qui a été évolutif. Au fil des saisons, on a quand même eu quelques anonymes jusqu’à cette saison 8 où on a décidé, en effet, qu’il n’y aurait que des anonymes. C’est un pari quand même assez risqué car le fait d’avoir des candidats issus de la télé-réalité, qui étaient déjà exposés médiatiquement, c’était aussi avoir leur communauté qui viendrait regarder l’émission pour suivre leurs aventures.
Pourquoi avoir pris ce risque ?
On a quand même choisi de prendre ce risque de se dire ‘ce dont on a envie aujourd’hui et on a envie de se l’offrir dans la saison 8’, c’est ce privilège de partir sur des problématiques très en lien avec la réalité du monde tel qu’il a changé et des jeunes tels qu’ils sont aujourd’hui. C’était ça l’idée. Avoir des coeurs brisés auxquels le public pourrait s’identifier plus facilement parce qu’ils représentent la réalité de ce qu’on vit en France.
Que pensez-vous de ce changement de règle ?
En tant que coach, ça a été beaucoup plus ressemblant à ce que je vis en cabinet au quotidien puisque j’ai 99% de mes clients qui sont des anonymes. Je me suis retrouvée dans une certaine zone de confort qui n’était pas désagréable et même au contraire, assez confortable puisque j’avais la sensation de vivre ce que je vis dans mon cabinet mais finalement à la télévision et de manière encore plus forte que ça ne l’avait été auparavant. J’avais l’impression d’avoir déporté mon cabinet au Mexique (rires).
Qu’est-ce qui fait qu’un candidat vous touche plus qu’un autre ?
Je pense que ce qui fait qu’un humain me touche particulièrement, c’est l’acceptation qu’il a, à un moment donné, de se mettre en position de vulnérabilité. L’honnêteté, la vulnérabilité, l’authenticité sont des choses qui me touchent parce que ce sont des choses que j’admire pour le courage de la personne concernée. Ça fait maintenant 12 ans que je fais ce métier et je sais à quel point il faut avoir du courage, à quel point il faut oser se lancer dans le vide face à quelqu’un que l’on ne connait pas et encore plus dans une émission de télé parce qu’on sait qu’on va être regardé donc jugé par d’autres personnes que l’on ne connaît pas et qui ne nous connaissent pas. Vous verrez en regardant l’émission que cette vulnérabilité a été la pierre angulaire et la clé de voute de toute cette saison et de tous les candidats. Il y a vraiment cette notion de ‘je me jette dans la vide sans me demander ce que les autres vont penser’. Je trouve qu’à leurs âges, c’est admirable ! Ils ont réussi à faire fi de tout ça et à déballer leurs tripes sans se demander ‘est-ce que ça va jouer en ma défaveur ?’.
Y a-t-il des candidats qui vous ont touchée plus que d’autres ?
Étonnamment, l’une des personnes qui m’a le plus marquée est celle qui, je pense, générera le plus de discussions… C’est Yannis qui est arrivé dans La Villa d’une manière particulière puisqu’il n’est pas arrivé avec son ex mais en présence de son ex, qui fait elle aussi partie du casting avec une problématique particulière. La problématique de Yannis qui est ‘l’amour me dégoute’ m’a touchée et ce, même si les propos et la manière dont il parle de ça peuvent choquer. Ce que j’ai trouvé fou, c’est qu’il ose en parler à la télé ! Il a eu des propos, qui je pense, vont faire bondir tout un tas de personnes, mais encore une fois ce que je retiens au-delà du propos, c’est le contenant et le courage qu’il faut avoir pour oser dire ça. Dire ‘Je ne suis pas un mec bien et je le reconnais car je souhaite changer’, c’est fort.
Est-ce que certains candidats se sont montrés impatients face à la résolution de leurs problèmes ?
Il n’y a pas eu d’impatience dans ce sens-là et, en tout cas, ils ne me l’ont pas communiqué. En revanche, j’ai eu de l’impatience de passer en coaching. Je ne l’ai jamais eu autant que cette année ! Il y en a qui étaient contents de ne pas passer en premier parce qu’ils avaient très peur mais la plupart me disaient : ‘enfin, c’est moi !’, ‘Mais Lucie quand est-ce que tu me prends en coaching’, ou encore ‘Je pensais que j’allais passer cette semaine’. C’était vraiment l’impatience d’un enfant qui dit ‘pourquoi ce n’est pas mon tour ?’. Ils avaient vraiment très hâte de passer en coaching mais je n’ai pas senti chez eux, et pourtant ça m’arrive en cabinet, l’impression que j’allais tout résoudre avec un coup de baguette magique. En revanche, je leur ai dit que ce n’était pas en un ou trois coaching que j’allais régler leurs problèmes mais ils n’avaient déjà pas cette croyance.
Comment "répare"-t-on un coeur brisé ?
Avec beaucoup beaucoup d’amour. Je pense que le premier ingrédient à mettre à disposition de la personne qui arrive blessée, brisée, dans un état de souffrance, c’est de la regarder, de l’entourer et de l’accompagner avec vraiment tout son coeur et tout l’amour dont on est capable à ce moment-là. Il faut que la personne se dise quand tu la regardes ‘Cette personne me voit et quoi qu’elle voit, elle ne le juge pas, elle l’aime et elle l’accepte’. Je pense que c’est le début de tout ce qui va suivre… J’insiste vraiment sur le fait que, quand les gens viennent me voir en cabinet ou que les coeurs brisés sont assis face à moi, la première chose à faire c’est leur envoyer tout l’amour que j’ai à ma disposition sur le moment.
Pouvez-vous nous parler de votre chaîne YouTube ? Pourquoi vous être lancée sur ce format ?
J’ai ouvert ma chaîne YouTube officieusement il y a déjà quelque temps et j’ai mon site internet luciemariotti.com. Au fil des saisons de La Villa des coeurs brisés, au fil des livres que j’ai écrits, au fil des podcasts et des émissions que j’ai animés, je me suis dit que j’avais envie d’ouvrir un espace de liberté absolue qui m’appartienne, que ce soit dans le ton, dans le propos, dans les personnes que j’allais recevoir… J’avais envie, grâce à YouTube, d’avoir quelque chose d’extrêmement spontané. J’ai envie de recevoir des gens en live lors d’interviews, de filmer certains de mes coaching avec des personnes qui le voudraient et qui se disent que ça pourrait en aider d’autres. J’ai désire partager de manière décontractée une pensée que j’ai eue et qui, je pense, pourrait éclairer certaines personnes et surtout, je souhaite parler de choses sérieuses de manière légère. J’aimerais faire tout ça dans la ‘déconnade’ qui est une facette de ma personnalité que l’on ne voit pas beaucoup et que je n’ai pas l’habitude de pouvoir explorer dans La Villa puisque j’ai ce rôle statutaire.
Kahina Boudjidj