Comment avec-vous appris qui étaient les traîtres ?
Sylvie Tellier : On a un groupe WhatsApp avec les loyaux, qu’est-ce que vous vous croyez ? (Rires). Dès qu’on se faisait balancer, on rentrait dans le groupe de WhatsApp et on disait : "À ton avis, c’est qui ?". On a mis en commun, après l’émission, nos avis et c’est là où je me suis rendu compte que je me suis complètement plantée. Après, quand je regarde l’émission, je me dis que c’était une évidence. Tous les téléspectateurs doivent se le dire devant leur télé et penser qu’on est bêtes (rires). Sauf que quand vous vivez l’aventure, ce n’est pas du tout comme ça que ça se passe. Les téléspectateurs ne voient que quelques éléments, mais nous, c’est tellement noyé dans une journée entière que les signes, vous ne les voyez plus au final. Avec les loyaux, on a toujours ce groupe WhatsApp, sur lequel on parle, on débriefe de l’émission. C’est tellement drôle.
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Avez-vous été surprise de découvrir leurs identités ?
Je me souviens quand j’ai appris que Sally était traître, je me suis dit : "Ce n’est pas vrai, ce n’est pas possible". Fred, ça ne m’a pas du tout surprise parce que je vous dis, je sais qu’elle est capable de tout, mais Sally, avec qui je me suis retrouvée sur le bord de la route, qui est comme moi, qui est maître en droit, qui me disait : "Moi, je suis madame justice. Je n’aime pas la trahison, je déteste ça". Je me suis dit que j’avais vraiment trouvé mon binôme avec Sally. C’était en quelque sorte mon miroir, la même que moi, en plus jeune certes (rires). Quand j’ai appris qu’elle était traître, je me suis dit : "La saleté !" (Rires). Et je comprends mieux qu’elle ait fait un petit malaise, parce que ça ne devait pas être facile ! Quand on est avocat, je peux vous dire que d’être traître comme ça, de trahir tout le monde, d’être une menteur… Alors oui, OK, les avocats (rires). Mais en fait, elle s’est jouée madame Royale quand même. Elle me m’a regardée droit dans les yeux en me disant : "On les démasquera". Et au final, je me dis que c’est une très bonne menteuse.
Par rapport à votre exfiltration, comment ça s’est passé ? Pas trop radicale ?
Alors moi, j’ai eu de la chance, je pense, parce que normalement, quand vous êtes banni de la table ronde, vous rentrez dans votre chambre et puis on vous dit : "Tu es bannie et tu t’en vas". Moi, j’étais quand même censée être morte depuis 24 heures. Donc, je vois ça comme du sursis, comme une journée de plus dans le jeu. Donc oui, c’est dur parce que vous êtes dans la tombe et tout le monde s’en va et vous vous dites : "Je ne reverrai pas les copains". Je me suis vraiment attachée à des gens. À commencer par Éric Antoine, que je trouve fabuleux, qui est trop cool. En plus, je suis repartie en voiture, il faut 1000 heures pour remonter à Paris (rires). Franchement, j’ai eu ma pointe de tristesse de me dire que je les ai quittés. J’adore la vie en groupe. C’est pour ça que j’ai adoré Miss France, parce que j’aime le côté colo. Il y en a qui le déteste mais moi, j’adore ça. On va se revoir. On a dit qu’en septembre, on allait faire le visionnage ensemble. Moi, j’ai dit que j’allais tous les empoisonner avec de l’alcool pour Hugo Manos (rires). Je lui envoie d’ailleurs des messages en lui disant : "Attention en soirée où tu poses ton verre… Ma vengeance sera terrible".
Pour quelles raisons pensez-vous avoir été éliminée ?
J’ai essayé dans ce jeu, les trois premiers jours, de faire semblant de ne pas comprendre les règles, de ne pas voir les signes mais je pense que mon naturel est rapidement revenu au galop. Je me suis vue, malheureusement, à plusieurs reprises, commencer à dire : "Là, vous avez vu ? Est-ce que vous avez vu ça ?". Et le 5ème jour, je me suis dit : "Houla, t’as trop parlé". Et quand Valérie a été bannie, je comprends… C’était une amie, elle est sociétaire, donc Laurent a voulu peut-être montrer l’exemple mais je pense que réellement, ils ont bannie Valérie parce qu’ils sentaient que, malgré tout, elle était beaucoup dans l’enquête. Elle essayait de pas le montrer, mais Valérie a eu beaucoup d’intuition, elle était très perspicace. Et quand j’ai vu que Valérie partait, je me suis dit : "Attention, ça peut chauffer pour toi".