Pourquoi avoir accepté de participer aux Traîtres ?
Carla Lazzari : J’ai accepté de participer aux Traîtres parce que je me suis dit que c’était vraiment un défi. C’est vrai qu’avant, je n’avais pas l’habitude de participer à des émissions hors artistiques. Et c’est vrai que chaque année, je retourne à Fort Boyard et j’aime le côté dépassement de soi, dépassement de ses limites. Et je me suis dit : ‘C’est une aventure qui peut vraiment m’apporter de l’aide, même personnellement, et m’aider à surpasser un peu mes émotions’. Et donc, j’ai accepté même si j’ai quand même un peu hésité au début. Et au final, pas de regrets, c’était une magnifique aventure.
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Comment avez-vous vécu cette aventure ?
C’est vrai que c’est compliqué comme aventure. En fait, c’est l’une des aventures les plus riches en émotions que j’ai vécues. Parce que c’est vrai que pendant 10 jours, on est non-stop dans un château, on a des nounous avec nous, on est très entouré, il y a une équipe incroyable. Et du coup, quand on ressort de cette aventure, on a l’impression d’être encore dans le jeu. C’est vraiment un jeu qui nous prend. Moi, je ne pensais pas que ça allait me prendre autant la tête (rires). Et c’est vrai que ça nous rend complètement dingues… Le plus dur, c’est de ressortir de ce jeu et de se dire : ‘C’est qu’un jeu’. Il m’a fallu bien quatre semaines pour me remettre dans mes concerts, dans mes tournées, etc.
Comment avez-vous découvert l’identité des Traîtres après votre élimination ?
Dès le début, j’ai compris que Frédérique Bel était traître, mais on a découvert vraiment l’identité des autres à la fin. C’était un secret et il ne fallait pas que les loyaux éliminés sachent pour éviter de gâcher le jeu de ceux encore dans l’aventure.
Vous avez enterré la hache de guerre avec Laly depuis la fin du tournage ?
Elle a compris qu’on était dans un jeu et qu’on n’a pas de preuve tangible. Je l’attaquais comme si j’attaquais un traître et après, bien sûr, on s’excuse, etc. Après, je pense qu’il y a beaucoup de personnes qui ont quand même pris trop le jeu au sérieux et c’était important de faire la différence entre l’émission et la réalité.
Finalement, Laly est éliminée et vous découvrez qu’elle est loyale. Avez-vous eu des regrets ?
Oui, j’ai même pleuré… Surtout que quand j’ai compris que j’avais mis les soupçons sur elle et que tout le monde s’est acharné alors qu’au final elle était loyale. C’est horrible ce jeu parce qu’on se dit que justement, les traîtres se rient de nous. On ne se rend pas compte qu’on est vraiment manipulé.
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On a l’impression que vous êtes hyper mature dans le jeu, ça vous a aidée ?
Je pense que c’est vrai que dans le monde de la musique, il faut avoir quand même aussi des épaules solides. C’est vrai que j’ai commencé très jeune et j’ai fait tellement de choses dans le monde de la musique, etc. Je pense que cette maturité, elle s’est développée à ce moment-là. Mais je pense que dans un jeu comme ça, on n’a pas envie de laisser paraître nos émotions, même si, évidemment, c’est sûr que ça arrive (rires). Donc, on se met une carapace à fond et c’est important de se montrer comme on est réellement. C’est vrai que c’est ce que j’avais envie de véhiculer aussi, c’est que j’ai grandi depuis, et que je ne suis plus la Carla de ‘Bim bam toi’. C’est compliqué à porter sur mes épaules parfois cette image mais j’ai hâte que les gens découvrent tout ce qui arrive.
Vous avez été éprouvée émotionnellement dans le jeu, non ?
Oui, j’étais clairement éprouvée par le jeu. C’était très dur et puis je comprenais que j’allais me faire éliminer puisque j’ai compris que Laurent était traître. Donc je savais que je m’étais limite "suicidée" dans le jeu en votant contre Laly. Je n’aurais jamais dû voter contre elle et la culpabilité a résonné en moi…
Ça n’a pas été trop dur de partir sans avoir pu dire au revoir aux autres ?
C’est vrai que moi, je préférais sortir lors d’une table ronde plutôt que pendant la nuit, parce qu’on ne peut pas dire au revoir… On est vraiment cloisonné. C’est compliqué et radical.