Depuis le 25 août, le quotidien de Delphine Colas, révélée dans Familles nombreuses : la vie en XXL, a été bouleversé… Son mari, Olivier, a dû être hospitalisé en urgence à la suite d’une crise lombaire aiguë. Très active sur Instagram, l’ancienne candidate a partagé jour après jour son angoisse et les étapes de ce combat. Le lundi 15 septembre dernier, la photographe et maman de cinq enfants a donné des nouvelles importantes.
Le mari de Delphine Colas dans l’incapacité de marcher…
Après trois semaines passées au CHU, son époux a enfin pu quitter l’établissement mais pas pour rentrer chez lui puisqu’Olivier a été pris en charge dans un centre de rééducation "après 3 semaines à souffrir, se battre, douter, croire, réaliser et faire confiance aux médecins". Hier soir, dimanche 28 septembre, Delphine Colas a pris le temps de raconter avec précision l’enchaînement des événements qui ont conduit à un diagnostic lourd pour son mari : une spondylodiscite, infection rare et extrêmement douloureuse de la colonne vertébrale. La maman de cinq enfants a parlé de "la peur panique de perdre mon mari" et espère pouvoir faire de la prévention grâce à son récit.
Elle s’est d’abord souvenue avoir reçu une vidéo sur laquelle elle voyait qu’Olivier "n’arrivait plus à marcher". "Sa démarche, qu’il avait filmée, était saccadée, bloquée. Au début, j’ai cru à une blague et je lui ai dit en riant : ‘On dirait une scène de fusillade, mais qu’est-ce qui t’arrive ?’", a-t-elle raconté. Très vite, la gravité de la situation s’est imposée… "Il m’a répondu qu’il ne pouvait plus avancer, que chaque pas était impossible tant la douleur dans son dos était insupportable. J’ai d’abord pensé à un lumbago, mais je l’ai vite encouragé à aller aux urgences", a-t-elle écrit toujours sur son canal Instagram. Sauf que l’état d’Olivier s’est rapidement aggravé.
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Le père de famille fait face à d’atroces douleurs
"La douleur s’est aggravée à une vitesse fulgurante. En quelques heures, il s’est retrouvé coincé sur une banquette au rez-de-chaussée de son entreprise, incapable de bouger ni même de se lever. Finalement, contraint par l’intensité de la souffrance, il a dû se résoudre à appeler une ambulance. Le SAMU a dépêché un véhicule privé… qui a mis plus de trois heures à arriver. Trois heures interminables, pendant lesquelles la douleur ne cessait de s’exacerber. Il souffrait le martyre", a détaillé Delphine.
Pris en charge dans une clinique, Olivier a passé une nuit très éprouvante et les jours suivants n’ont pas apporté de répit. "Après cette nuit chaotique, il a pu consulter à nouveau des médecins. Ils lui ont expliqué qu’ils allaient pousser les investigations, mais que ce n’était ni un lumbago, ni des calculs rénaux, puisqu’il avait passé un scanner récemment", s’est rappelée la photographe.
Pourtant, son état ne cessait de se dégrader et "Chaque journée semblait pire que la précédente, son état se dégradait à vue d’œil. Ses yeux étaient injectés de sang, il hurlait sans relâche, se tordait de douleur. C’était insoutenable de le voir ainsi. Même les infirmières, pourtant habituées à la souffrance, avaient du mal à cacher leur émotion". Les analyses ont fini par livrer une première explication.
Des examens sanguins salvateurs pour Olivier Colas
"Les analyses sanguines, en revanche, révélaient une infection massive. Pourtant, malgré les examens, malgré les traitements, son état ne cessait d’empirer. Chaque jour, chaque nuit, c’était un pas de plus vers l’insoutenable. À bout, désespérés de le voir ainsi, nous avons demandé aux médecins s’il était possible de le plonger dans un semi-coma, juste pour l’apaiser un peu. Mais la réponse fut catégorique : pour cela, il fallait une admission en réanimation, et les conséquences étaient trop lourdes", a écrit Delphine Colas qui a finalement reconnu que c’était peut-être une bonne chose que les médecins aient refusé.
Le verdict est alors tombé : "Les nouveaux examens sanguins ont confirmé ce que les médecins redoutaient déjà : Olivier avait été infecté par un streptocoque mitis. C’est une bactérie naturellement présente dans la cavité buccale de chacun, mais qui ne devrait jamais se retrouver dans le sang". La porte d’entrée de l’infection reste incertaine mais "lorsqu’un tel streptocoque passe dans le sang, on parle de bactériémie". Et chez Olivier, la bactérie a trouvé un terrain propice…
Un traitement long et exigeant
Delphine Colas a expliqué : "Le streptocoque mitis a la capacité de s’accrocher aux tissus fragilisés. Dans certains cas, il peut se fixer sur les valves cardiaques, provoquant une endocardite infectieuse, ou dans les os, entraînant une ostéomyélite, c’est-à-dire une infection osseuse difficile à traiter et potentiellement grave. Chez Olivier, le streptocoque mitis, habituellement inoffensif dans la bouche, a trouvé une faille dans son organisme". Et de regretter que "Profitant d’une discopathie, une fragilité préexistante des disques intervertébraux de sa colonne, la bactérie s’est insinuée dans les tissus osseux et cartilagineux. Là, elle a déclenché une infection grave appelée spondylodiscite, une inflammation à la fois du disque intervertébral et des vertèbres adjacentes".
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Cette pathologie est particulièrement redoutable puisqu’elle "frappe un des piliers les plus essentiels du corps : la colonne vertébrale". "La douleur qui en découle n’est pas seulement vive, elle est insoutenable, constante, profonde, irradiant parfois dans tout le dos, rendant chaque mouvement, chaque respiration, chaque nuit presque impossible. Le corps est assailli de douleurs lancinantes, et l’esprit est épuisé par l’intensité et la persistance de cette souffrance", a décrit la mère de famille nombreuse avant de confier que le traitement, lui, s’annonce "long et rigoureux".
C’est-à-dire ? "Au moins cinq semaines d’antibiotiques puissants, administrés avec précision pour venir à bout de la bactérie nichée au cœur de l’os et du disque intervertébral. Le soulagement ne vient pas immédiatement. Les premiers jours sont encore marqués par la douleur, tenace et lancinante", a précisé l’influenceuse. Et de conclure sur une note positive : "Mais peu à peu, au bout d’une dizaine de jours de traitement, la pression sur les nerfs et l’inflammation commencent à céder. Les douleurs s’atténuent, laissant place à un début de répit, fragile mais essentiel, comme une lueur d’espoir après un long tunnel de souffrance".