Koh-Lanta – Ulrich : « Je ne suis pas que le type dur qu’on a montré à l’écran »

Publié le 21 avril 2026 à 21:45
Capture écran TF1
Clap de fin pour Ulrich, éliminé lors du tout premier conseil de la réunification. Aventurier marquant de cette saison de Koh-Lanta, il revient sans filtre sur son parcours.

Qu’est-ce qui a motivé votre participation à Koh-Lanta ?

Ulrich : C’était mon rêve d’adolescent. Je me rappelle qu’à 18 ans j’avais croisé  Moundir et Moussa dans la rue, tout le monde les arrêtaient, voulais des photos… Pour moi c’était comme si j’avais croisé Barack Obama (Rires). Je me suis qu’un jour moi aussi je ferais Koh-Lanta. La première fois que j’ai candidaté c’était en 2007. En tout j’ai postulé 4 fois avant d’être enfin sélectionné.

Dans votre portrait, vous disiez : « pour moi, les épreuves, ça va glisser ». Avec le recul, quel regard portez-vous sur cette déclaration ?

Je maintiens ! Je pense ne jamais avoir été en difficulté ou ridicule. Au contraire, sur certaines épreuves, j’ai même été décisif pour mon équipe. En revanche, je n’ai jamais prétendu être un expert de la survie (Rires). J’aillais quand même chercher et couper du bois. Mais il ne fallait pas compter sur moi pour faire du feu.

À votre arrivée chez les Jaunes, vous aviez un avis mitigé. Pourquoi ?

Oui, j’ai été un peu surpris par certaines personnalités très expansives, qui prenaient beaucoup de place. Et sur le papier, je trouvais que les Rouges semblaient plus solides, notamment avec des profils comme Daniel.

Vous avez notamment eu  des rapports compliqués avec Clémence. Regrettez-vous certains de vos propos ?

Sur le fond non. Mais sur la forme, j’ai été dur avec elle. Elle m’avait dit des choses qui m’agaçaient un peu, donc j’ai dit stop. Je ne suis pas dans l’attaque gratuite, mais dans la réponse. Aujourd’hui, on ne fêtera sans doute pas le nouvel an ensemble, mais il n’y a pas d’animosité (rires). 

"J’ai sous-estimé l’impact de l’exposition médiatique" 

Vos remarques sur les portions de riz entre hommes et femmes ont suscité de vives réactions. Comprenez-vous la polémique ?

Non pas vraiment. J’ai juste dit que les hommes mangeaient plus que les femmes, c’est factuel. Je n’ai insulté personne, mais, il faut toujours une polémique sinon, les gens s’ennuient. Je n’étais pas dans une considération de genre, je parlais de métabolisme. Si Lola mangeait plus que Paul, ça m’aurait aussi paru tout aussi normal qu’elle ait une double ration.

Vous attendiez-vous à une telle avalanche de réactions sur les réseaux sociaux ?  

Non, ça a été un déferlement. À la base je ne suis pas très réseaux sociaux et j’ai sous-estimé l’impact de l’exposition médiatique. En faisant une story assis sur mon canapé, je n’imaginais pas que 3 heures après, mes propos seraient repris dans les médias ! Ça m’a fait prendre conscience de l’importance des mots et qu’entre guillemets aujourd’hui je suis un « personnage public ». Je ne peux pas dire tout et n’importe quoi.

D’ailleurs,  la production vous a rappelé à l’ordre pour vos propos envers l’ancienne aventurière Clémence Castel.

Je suis quelqu’un de spontané, et j’ai répondu publiquement à une interpellation publique. Si c’était à refaire, je lui répondrais en privé. Ça a été un peu abusé de ma part de dire certaines choses ou d’avoir cherché des histoires. Je ne le referais pas, notamment par respect pour l’image de l’émission.

Ulrich revient sur son rôle d’ambassadeur : "J’aurais dû éliminer Paul"

Comment avez-vous vécu votre rôle d’ambassadeur aux côtés de Jade ?

Je tenais à y aller pour garder le contrôle. Et partager ce moment avec Jade a été un vrai plaisir. C’est une femme forte qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense et en qui j’avais une totale confiance. C’est d’ailleurs pour cela que je lui ai donné mon collier d’immunité à la fin. Même si ça ne se voit pas forcément à l’écran, nous étions très proches. Je pense qu’on a fait le job, même si, à refaire, j’aurais éliminé Paul plutôt que Jonathan (Rires)

Avez-vous envisagé, à un moment, d’aller au tirage au sort ?

Mais jamais (Rires) ! Je ne suis pas égoïste, mais ça fait 40 ans que j’attends de participer à Koh-Lanta, je n’allais pas commencer à faire mon sauveur à la Bruce Willis dans Armageddon, pour des gens que je connais depuis deux semaines (Rires) !

Pourquoi avoir choisi d’éliminer Jonathan, qui semblait moins menaçant pour la suite, plutôt que Paul, qui commençait à agacer le groupe ?

On craignait qu’il se soit rallié aux rouges. Avec Paul on était assuré de garder l’équilibre chez les jaunes. C’est le seul moment de l’aventure où j’ai commencé à faire des calculs stratégiques, alors que j’aurais dû penser avec mon cœur comme je l’ai toujours fait.

Dès le début de la réunification, Paul vous a présenté comme le stratège principal auprès des Rouges…

Est-ce que je peux lui en vouloir ? Le seul atout de Paul, c’est la stratégie. Il essayait de sauver sa peau. Ça a fonctionné, bravo à lui. Là où ça m’a déçu, c’est que je lui avais fait comprendre que je l’avais sauvé aux ambassadeurs et qu’il m’en devait une. Je pensai qu’il avait un minimum de principe et qu’il ne me la mettrait pas à l’envers. Je me suis trompé.

Dans quel état d’esprit vous êtes-vous présenté au conseil ?

Une heure avant le conseil, je ne me sentais pas en danger. On s’était mis d’accord avec Zakaria pour ne pas voter l’un contre l’autre… Lors du conseil je lui ai fait un clin d’œil et il a détourné le regard. C’est là que j’ai compris, qu’il avait fait une bêtise. Je sais qu’il a suivi son équipe, mais sur le coup je lui en ai voulu. Se faire avoir par quelqu’un qu’on apprécie énormément c’est plus compliqué à digérer.

Votre élimination au tirage au sort, c’est quand même un comble…

Exactement ! J’ai tout fait pour éviter cette boule noire pendant les ambassadeurs, durant toute l’aventure, même lors des épreuves et il a fallu que ça tombe là ! J’étais encore plus énervé ! (Rires) Mais c’est le destin.  

Ulrich : "Je ne suis pas que le type dur et qui aime charrier"

Que pensez-vous du montage de l’émission à votre égard ?

Je suis satisfait de l’image que je renvoie, mais je ne suis pas que "le type dur et qui aime charrier", qu’on voit à l’écran. Certains m’ont collé une étiquette de mec misogyne qui m’a surpris, car ce n’est pas moi du tout. Ça m’a même dérangé pour être honnête, surtout en tant que père de deux filles.

Seriez-vous prêt à revenir dans un All-Stars ?

Mais tous les jours j’y vais ! Mon sac est prêt, je suis déjà à l’aéroport ! (Rires) J’ai un goût d’inachevé. Être éliminé juste après les ambassadeurs ce n’est pas une bonne place, je visais au minimum, l’orientation. J’ai une revanche à prendre !

 

 

Par
Sarah Ibri