Vous qui êtes déjà un aventurier aguerri. Qu’est ce qui a motivé votre candidature ?
William : L’aspect humain et l’envie de transmettre mon savoir. J’ai l’habitude de partir en expédition mais sans le côté défis sportifs. J’avais envie de me confronter à des personnes qui en veulent, et tester mes capacités sportives.
Vous débarquer dans l’émission au 4em jour d’aventure, le saviez-vous au moment de votre sélection ?
Non, ça a été une vraie surprise. J’ai été mis au pied du mur en arrivant aux Philippines. Mais cela ne m’a pas plus perturbé que ça. Il y avait certes déjà une cohésion de groupe bien établie, mais je ne l’ai pas pris comme un désavantage.
Êtes-vous satisfait d’avoir été choisi par l’équipe Jaune ?
Je ne sais pas. J’avais perçu des regards des Rouges… je pense que je leur aurais été plus utile au départ car ils n’avaient toujours pas réussi à faire du feu.
Amri leader naturel des jaunes ne semblait pas ravi votre arrivée. Avez-vous ressenti de la jalousie ?
Ça peut se comprendre. Mais je ne voulais pas prendre sa place. Je me suis plus positionné comme une sorte de bouée de sauvetage pour leur permettre d’avoir de la nourriture. Je me sentais redevable d’avoir été choisi et le but du jeu était de me mettre au travail tout de suite.
Y’a-t-il des choses qui ont surpris dans cette aventure par rapport vos expéditions habituelles ?
Non, j’étais super à l’aise ! Dans Koh-Lanta Il n’y a pas vraiment la notion de danger car on est très entourés. Quand je pars en Amazonie, je suis en autonomie totale. S’il m’arrive quoi que ce soit, je suis potentiellement en danger de mort, car je n’emporte pas de téléphone satellite.
Nathalie, doyenne des jaunes avant votre arrivée, a préféré mentir sur son âge. Vous qui en avez 62, comprenez-vous ce choix ?
Oui, parce qu’on sait que les seniors – personnellement je préfère le terme de vétéran – sont souvent éliminés en premier. Et cela s’est vérifié, j’en suis désolé pour elle…
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Vous réalisez une belle performance à l’épreuve des bambous, tandis que certains – plus jeunes – ne résistent que 30 secondes…
J’ai juste fait mon devoir. Mais ça m’a foutu les boules ne pas avoir réussi à tenir jusqu’au bout. J’ai eu un moment de déconcentration qui m’a fait lâché, mais sinon je n’ai pas trouvé l’épreuve extrêmement dure.
En revanche vous êtes en difficulté dans les épreuves aquatiques. Aviez-vous prévenu vos camarades ?
Oui même s’ils affirment le contraire ! Je leur ai dit que je savais nager mais que j’avais des lacunes. Pour être totalement transparent, et adopter la bonne stratégie sur les jeux d’eau, j’ai même nagé devant eux hors caméra, afin qu’ils puissent juger de mes capacités. Ils ont bien vu que ce n’était pas concluant. Ils ne sont pas de bonne foi sur ce coup-là.
Comment avez-vous encaissé votre élimination ?
Je m’en doutais à la suite du différend concernant la natation. Ils ont dû penser que j’allais être le boulet de service qu’il faut dégager… Alors que j’ai prouvé qu’on pouvait compter sur moi sur les épreuves terrestres. Ce n’est pas grave, il y a plus grave dans la vie, mais j’ai été surpris de voir mon nom sortir 9 fois ! Ça fait tout de même un choc. Je ne voulais pas faire de pacte où implorer quelqu’un de me sauver… Je pensais que les gens me trouvaient cool. Je me suis souvent fais avoir dans la vie… et je me suis bien fait avoir dans Koh-Lanta aussi.
Vous avez déjà participé à l’émission de survie Wild (diffusée 2018 en sur M6). Laquelle vous semble la plus compliquée, si l’on peut faire une comparaison ?
Koh-Lanta, par rapport aux stratégies ! Ce n’est définitivement pas mon truc. Je voulais prouver qu’on pouvait réussir dans ce jeu en restant soi-même et honnête… mais c’est impossible !
Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?
Plutôt positif. J’ai vraiment apprécié cette aventure. Dès mon arrivée dans le jeu, j’ai reçu un formidable élan de soutient de la part des téléspectateurs. Je suis un peu triste de les décevoir en partant si tôt.