Koh-Lanta – Ricky : « Je n’ai jamais dit aux Rouges de mettre mon nom aux ambassadeur »

Publié le 9 avril 2024 à 21:49
© A.ISSOCK / ALP / TF1
Sacrifié au conseil des ambassadeurS, le jeune champion de karaté plébiscité par le public, revient sur son parcours dans Koh-Lanta.

Qu’avais-tu envie de prouver en participant à Koh-Lanta à tout juste 22 ans ?

Ricky :  C’était un rêve de gosse de participer à cette émission que je regarde depuis que je suis petit. C’était aussi une façon de prendre confiance moi. Je suis jeune, j’habite encore chez mes parents, j’avais envie de prouver je pouvais m’en sortir seul.

Dans ton portrait, tu confies avoir été victime de harcèlement durant ton enfance. Koh-Lanta était-ce aussi une revanche ?

Oui, complètement ! J’ai été chahuté parce que j’étais roux… Toute ma jeunesse on m’a rabâché que je ne ferais rien de ma vie. Aujourd’hui, avec Koh-Lanta, je pense avoir montré que ce n’est pas parce que je ne fais pas peur physiquement, que je ne peux rien faire de mes dix doigts. 

Tu dis ne pas faire peur… mais tu es quand même ceinture noire deuxième dan, de karaté !

Depuis le tournage, je suis passé troisième dan en réalité (rires). Ce sport m’a fait prendre confiance en moi. C’est aussi grâce à ça que je me suis inscrit à Koh-Lanta.

Avais-tu réfléchi à une stratégie de jeu avant ton départ ?

Non, mais c’est assez drôle parce que ma mère m’avait dit ‘ne te donne pas à fond sur les épreuves, c’est comme ça qu’on se fait éliminer’, évidemment je ne l’ai pas écouté (rires), puisqu’en toute humilité, j’ai certainement été l’un des meilleurs sur les épreuves.

L’ambiance chez les Matukad est souvent électrique. Comment l’as-tu vécu ?

C’était infernal ! Parfois, ça pétait pour rien, pour des histoires de gourdes… En plus, certains aventuriers étaient rancuniers donc ça pesait sur le moral. Je suis quelqu’un de très pacifique. J’aime aborder les choses dans le calme. Dès qu’il y avait des disputes je préférais rester en retrait. C’est compliqué de vivre avec des gens qui ne s’entendent pas.

L’ÉPREUVE DES AMBASSADEURS

Aurais-tu aimé être ambassadeur ?

Oui, stratégiquement j’avais tout à y gagner ! Comme je l’ai avoué, je n’aurais pas misé mon aventure sur la boule noire, j’aurais éliminé Léa. En plus j’avais un collier, qui me permettait de ne pas sortir au conseil suivant.

Qu’as-tu ressenti en apprenant que les jaunes ont choisi Léa pour représenter les rouges ?

J’étais partagé entre « je suis mort » et le fait qu’elle a toujours dit, voter au mérite.

Tu n’as pas eu le nez creux en incitant les rouges à désigner Pauline comme ambassadeur jaune…

Oui (rires), mais en réalité quel que soit l’aventurier jaune, le résultat aurait été le même. Ils n’étaient que 6 contre 8, aucun Kadasi n’auraient donné un membre de sa tribu. Je pensais que Pauline serait la plus malléable, mais j’ai mal joué.

Ne t’es-tu pas un peu savonné la planche en avouant aux rouges clairement ne pas tenter la boule noire ?

Oui je me suis tiré une balle dans le pied. Mais à partir du moment où tu n’es pas sûr à 100% d’aller au tirage au sort, ça ne sert à rien de tourner autour du pot. J’ai été honnête, même si ça m’a certainement coûter mon aventure.  

As-tu vraiment demandé à certains Rouges de t’éliminer ?

En réalité, j’étais fatigué et j’en ai parlé de ça à certains rouges – ça a duré à peine une minute. En revanche je n’ai jamais dit mot pour mot « mettez mon nom aux ambassadeurs ». Léa n’était pas au courant car on n’avait aucune affinité, on se parlait très peu, donc je ne vois pas pourquoi je serais allé lui exprimer ma faiblesse à ce moment-là. Léa a cru que je voulais la mettre mal à l’aise, mais au fond mon élimination reste sa décision, même si, en avouant mon moment de faiblesse, j’ai tendu une perche.

Comment appréhendes-tu la diffusion de cet épisode ?

Je sais à quoi m’attendre (rires)… ma seule crainte c’est de décevoir les téléspectateurs. Beaucoup de fidèles de l’émission, s’attendaient à me voir sur les poteaux.

UN RETOUR EN FRANCE COMPLIQUÉ 

Comment s’est passé ton retour en France après plus de 20 jours de survie ?

Ça a été très compliqué pendant un mois. J’ai fait une petite dépression. J’ai eu des crises de boulimies à en vomir – j’avais perdu 12 kilos après l’aventure ! J’ai fait aussi des insomnies… Mais tout va bien aujourd’hui !

Quel bilan dresses-tu de ton parcours ?

Très positif ! J’ai gagné une épreuve, j’ai fini deuxième aux paresseux, j’ai trouvé un collier, personne n’a voté contre moi avant ce soir… et finalement personne n’a éteint mon flambeau (rires)

Par
Sarah Ibri