Qu’est-ce qui a motivé votre participation cette année ?
Pierre-Marie : C’est la quatrième fois que je postulais ! J’étais intéressé par le côté aventures mais aussi par l’aspect social du jeu. J’étais curieux de savoir comment je pouvais me débrouiller au milieu d’une vingtaine de personnes…
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"Sur le long terme, on ne peut pas changer de caractère sur Koh-Lanta"
Et alors, comment avez-vous vécu cette vie en communauté, entouré de fortes personnalités comme Adrien, Naïs ou Joana ?
Ça ne m’a pas dérangé, parce que j’aime les personnes entières, avec du caractère, que ce soit dans le bon comme dans le moins bon. Et au moins, ils ont le mérite d’être francs. Le plus dur à gérer, c’est surtout la stratégie. Il faut constamment aller vers les autres, être serviable, montrer de l’intérêt… C’est cette partie-là qui est la plus compliquée, et à laquelle on ne peut pas vraiment se préparer.
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Peut-on rester naturel tout en étant stratège ?
Oui, parce qu’on est tellement dans le dur, notamment physiquement, que quoi qu’il arrive, le naturel ressurgit très vite. Sur le long terme, on ne peut pas changer de caractère sur Koh-Lanta.
On vous a vu particulièrement remonté lorsque Jérôme Catalan a choisi de partir en confort avec Joana. Regrettez-vous votre emportement ?
Non, pas du tout. Ce tempérament-là, fait partie de moi. Encore une fois c’est impossible de cacher ses émotions sur Koh Lanta. C’est sûr que je ne pensais pas un jour être vexé pour un faux-filet, mais finalement c’est arrivé (rires). J’ai été virulent envers Jérôme parce qu’on était très proche et souvent on est plus exigeant avec nos amis. Depuis la fin du tournage, on est allé manger un faux-filet ensemble et c’est lui qui a payé l’addition, donc tout va bien.
"Je ne regrette d’avoir éliminé Maxime aux ambassadeurs"
Vous avez été l’un des 4 ambassadeurs cette saison, au vu de la tournure des événements, regrettez-vous ce rôle ?
Non, en venant à Koh-Lanta, ça faisait partie des choses que je voulais vivre, pour avoir mon destin en main. Je ne regrette pas non plus d’avoir éliminé Maxime. D’ailleurs c’était une décision, qui ne dérangeait pas les trois autres ambassadeurs outre-mesure.
Vous avez eu beaucoup de difficultés lors de l’épreuve de la dégustation…
C’était clairement ma pire épreuve ! (rires). D’habitude, lorsque Denis Brogniart donne le top départ, il se passe souvent quelque chose dans le cerveau, qui décuple nos forces, et réduit nos peurs… Mais là, impossible de débloquer quoi que ce soit, c’était plus fort que moi. Ça m’a vraiment frustré de ne pas réussir à dépasser cette peur.
Lors des destins liés, vous vous retrouvez en binôme avec Naïs, était-ce une bonne pioche ?
J’ai été content à peu près 5 secondes, et puis j’ai très vite compris que ça allait être une galère (rires). Parce que nous étions deux ex-bleus ensembles et que Naïs était déjà sur la sellette depuis pas mal de conseils…
"C’est un peu frustrant de partir sur une stratégie en carton comme ça"
Vous aviez déclaré dans votre portrait : « Sur Koh-Lanta, c’est moi qui vais la faire à l’envers aux autres". Avec le coup de bluff de Maxime, on peut dire c’est l’arroseur arrosé ?
Je n’ai pas anticipé ce coup, je pensais que de l’eau avait coulé sous les ponts parce qu’il avait suivi notre stratégie sur les deux derniers conseils. Je ne pensais pas qu’il gardait autant de rancœur. C’est une erreur de jugement.
Quel regard portez-vous sur son double jeu ?
Maxime a vraiment eu un parcours inimaginable. Très peu de personnes repêchées ont l’occasion de détenir les clés du jeu. Je ne peux pas lui en vouloir d’avoir bluffé, alors que tout le monde voulait l’éliminer quelques jours avant. La stratégie des bleus était la meilleure pour lui, mais son désir de revanche a pris le pas sur la raison.
Avant de quitter le conseil vous avez lancé que vous étiez joueur mais "pas un menteur"… que vouliez-vous dire ?
Que Maxime n’avait pas besoin de bluffer, mais juste à se ranger du côté des ex-verts et ex-oranges, cela aurait suffi à nous éliminer et il n’aurait pas gâché le collier de Gaëlle. C’est un peu frustrant de partir sur une stratégie en carton comme ça.
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Quelles sont vos relations avec Maxime, depuis la fin du tournage ?
On va dire que c’est courtois (rires). Honnêtement, je ne l’ai pas souvent au téléphone, voire pas du tout, mais il n’y a pas d’animosité.
Que retenez-vous de cette aventure ?
Je n’ai aucun regret. J’ai tout vécu à fond. Même le moment où Denis a éteint mon flambeau reste une émotion forte, malgré le fait que ce ne soit pas celle que j’aurais voulu vivre.
Comment expliquez-vous, que la fidélité des aventuriers aux tribus régionales persiste au détriment des tribu jaune et rouge et de la réunification ?
Je pense que c’est pareil dans toutes les tribus : on n’oublie jamais ses premiers compagnons de galère. Ceux avec qui on a partagé les premières discussions autour du feu, la découverte de la bannière, le tout premier repas chaud… ça reste les premières l’amour, quoi, qu’il arrive.