Qu’est ce qui a motivé votre participation à Koh-Lanta ?
Mattéo : Je suis passionné par ce jeu, ça reflète tout ce que j’aime dans la vie : le dépassement de soi, la difficulté. De plus, en tant que danseur classique, je voulais vraiment mettre en avant cette discipline que l’on voit très peu à la télé, et qui est assez méconnue, notamment pour les garçons.
En tant que danseur classique, appréhendiez-vous les dégâts physiques, que peut causer une aventure comme Koh-Lanta ?
Oui, car non seulement on peut se blesser, mais aussi avoir des séquelles des suites du manque de nourriture. Mon médecin m’avait prévenu avant de partir, que si j’allais loin dans l’aventure, j’allais mettre beaucoup de temps à rependre ma musculature. C’était un risque à prendre, mais je ne le regrette pas du tout.
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On vous a vu très affecté d’avoir été choisi en dernier lors de la constitution des équipes…
Oui, j’ai été jugé sur les apparences et sous-estimé. Ça a été dur pour moi, de ne pas avoir eu le temps de démentir cette image-là. Les six premiers jours, avant de créer des liens avec les aventuriers, il n’y a « que » les apparences qui comptent ! On le voit bien pour Yannick (basketteur professionnel ndlr). Dans le premier épisode, il est le dernier à sortir de l’eau et à atteindre son puzzle, mais tout le monde le veut dans son équipe ! Là, on est clairement sur un jugement basé sur les apparences.
Comment s’est passé votre intégration chez les Violets ?
Il y avait une bonne ambiance, mais j’ai toujours été très lucide sur ma situation. Dans la vie, je me souci énormément du regard des autres, j’étais donc toujours en alerte. J’ai compris dès le début que j’étais en danger, même si les aventuriers faisaient mine de me rassurer.
Comment avez-vous appréhendé le conseil ?
Dès qu’on a perdu le jeu d’immunité, je me suis effondré en pleurs, car je savais que ça allait se jouer entre Stéphanie et moi. Ce qui s’est confirmé (rires). Des alliances fortes se sont créées dès les premiers jours. C’était impossible de contrer ça. On a décidé avec Stéphanie de voter l’un contre l’autre, pour que celui qui reste, ait la chance d’être un peu mieux intégré dans la suite du jeu.
A la fin du conseil, vous confiez ne pas avoir « pris de plaisir » durant l’aventure, pourtant vous semblez très déçu d’être éliminé…
La sensation d’être, constamment sur la sellette m’a déstabilisé. Du coup je me sentais mal et je ne prenais aucun plaisir. Dans la phase par équipes, les premiers éliminés, sont souvent les moins sportifs ou des personnes pénibles, et ce n’est pas mon cas (rires). Etant jeune, sociable et sportif, je ne m’attendais pas du tout à partir si tôt (rires). Avec tout l’investissement physique et émotionnel que j’ai mis dans cette aventure, je ne l’ai pas supporté.
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Que pensez-vous de l’abandon de Franck, chez les Verts ?
Je ne comprends pas. Je ne l’ai pas beaucoup côtoyé, mais il avait l’air motivé. Je pense que son aventure a mal démarré et que son égo en pris un coup. Il a dû se sentir un peu humilié. Mais à sa place, je serais justement resté, pour prouver autre chose. Moi j’étais très mal, mais je n’ai jamais pensé une seule seconde à abandonner.
Que vous a appris cette expérience d’aventurier ?
Ça m’a confirmé que l’image que l’on dégage compte beaucoup et que je déteste encore plus les jugements basés sur les apparences. Et, je l’avais dit au casting, je savais que la danse classique était une discipline sous-estimée, mais honnêtement je ne pensais pas à ce point.
Sarah Ibri