Koh-Lanta, l’île maudite – « Je l’ai très mal vécu » : Ilyesse revient sur son deuxième duel

Publié le 10 septembre 2024 à 7:44
Capture écran TF1
INTERVIEW. Après un séjour sur l’île maudite et deux duels, Ilyesse est désormais l’un des aventuriers sur lesquelles il faut compter. Il revient sur son début d’aventure… 

Dans votre portrait vous annoncez vouloir "marquer l’histoire de Koh-Lanta". Qu’avez-vous ressenti en perdant la toute première épreuve sensée être éliminatoire avant d’intégrer l’île maudite…  

Ilyesse : Franchement c’était un peu la honte ! (rires). J’étais choqué, à ce moment-là dans ma tête c’était le néant, je me voyais vraiment partir. En intégrant l’île maudite, ça m’a un peu rassuré, je me suis dit que tout n’était pas perdu. J’ai saisi ma chance pour effacer ce mauvais départ.

Ilyesse : "Ugo est l’un de mes candidats préférés !"

Comment avez-vous vécu cette première partie d’aventure en exil ?

C’était très compliqué. On s’imaginait tous intégrer la tribu rouge ou jaune. On ne nous a rien dit au début, on ne savait pas ce qu’il allait nous arriver, si on allait rester là longtemps… L’île est très hostile, je n’ai quasiment rien mangé en 3 jours à part quelques petits crabes crus. On n’avait pas grand-chose à faire donc on passait notre temps à faire des théories sur le jeu et à ressasser notre échec (rires).

Certains aventuriers ont confié que le retour des héros Ugo et Frédéric pouvait déséquilibrer le jeu par leur expérience ou leur notoriété… partagez-vous cet avis ?

Je ne me rappelais vraiment plus Frédéric, mais j’ai reconnu Ugo tout de suite. C’est l’un de mes candidats préférés, un aventurier avec un grand « A ». Personnellement, j’étais super content de les voir et de me mesurer à eux. Mais c’est vrai qu’ils ont un petit avantage par rapport à nous sur les épreuves. On peut être fan mais à un certain moment il faut savoir faire des choix pour aller le plus loin possible.

Comment avez-vous vécu le fait que les Jaunes vous envoient en duel, juste après avoir enfin intégrer la tribu ?

Je m’étais tout de suite bien intégré chez les Sabitang, donc sur le coup j’ai très mal vécu. Derrière tout ça, une stratégie a forcément été mise en place. J’étais très déçu de cumuler 5 voix contre moi, alors les candidats me faisaient des sourires les deux premiers jours. Je ne m’y attendais pas du tout. Avec du recul je comprends leur décision, même si je trouve ça un peu hypocrite. J’aurais préféré qu’on me le dise.

Vos coéquipiers se doutent-ils que vous possédez non pas 1 mais 2 colliers d’immunité ?

Denis Brogniart avait annoncé qu’on gagnait un collier lors du premier duel, sans préciser que ce serait la même chose au second. J’ai donc décidé de ne pas parler du deuxième collier sauf à mes alliés : Michel, Fabrice et Thibault. Les autres ont tout de même émis des doutes, mais ils n’ont pas de certitudes.

Lola cristallise les reproches des Jaunes mais aussi de certains Rouges… Qu’en est-il de votre côté ?

Personnellement, elle ne m’agaçait pas particulièrement. Je suis sociable et facile à vivre, donc il m’en faut beaucoup plus qu’une « Lola » pour m’énerver (rires). Sur le camp, avec les conditions extrêmes, les émotions sont exacerbées… ça peut expliquer les ressentiments des autres candidats.

Ilyesse victime de commentaires racistes : "ça ne m’atteint pas, je fais avec"

Comment vivez-vous la diffusion de l’émission, votre nouvelle notoriété ?

Je ne sais pas si on peut parler de notoriété (rires)… Mais effectivement on commence à me reconnaître dans la rue, surtout les plus jeunes. Je reçois beaucoup de messages de soutien et ça fait plaisir.

Vous avez aussi été la cible de commentaires racistes, au lancement de l’émission…  

Je m’y attendais un peu, il y en a chaque année sur la communauté maghrébine ou africaine… ça ne m’atteint pas, je fais avec.

Êtes-vous satisfait de ce que vous voyez de vous à l’écran ?

Oui, ça représente bien qui je suis et les valeurs que je défends. Je suis toujours souriant et droit dans mes bottes et je pense que c’est ce qui plaît aussi aux téléspectateurs.

 

 

 

 

Par
Sarah Ibri