Vous êtes à l’opposé de l’image que l’on se fait d’une aventurière. Qu’est-ce qui vous a donné le déclic de vous inscrire ?
Claire : Justement parce que c’est à l’opposé de ce que je suis. D’ailleurs tous mes proches ont été surpris et m’ont dit : « on ne te voit pas du tout là-dedans ». On me considère souvent comme une petite princesse fragile, mais j’étais persuadée d’être capable de relever ce défi et j’ai voulu le prouver.
Cette étiquette de fille fragile, vous a-t-elle porté préjudice au début de l’aventure ?
Je pense avoir été sous-estimée. Lorsque j’ai débarqué chez les violets, avec mon petit short en jean, ils m’ont dit : « mais qu’est-ce qu’elle fait là, celle-là ? » (rires). Ils avaient limite un peu peur de m’avoir dans leur équipe. Finalement, ils ont tous changé d’avis. Même Jérôme des Landes, m’a félicitée pour mon mental. Ça vaut toutes les victoires du monde.
À lire également
Vous n’avez bénéficié d’aucun confort tout au long de votre aventure, comment l’avez-vous vécu ?
Au début c’est compliqué de voir ses camarades partir en confort et de ne jamais en gagner ni être choisie. Finalement je pense que j’ai pris l’habitude de rester dans cette « zone de non-confort » permanente. Au moins je n’avais pas de tentations. C’est une fierté d’être arrivée aussi loin dans l’aventure sans rien de plus.
Comment avez-vous réagi en découvrant l’attitude de Maxime (qui a mangé de la nourriture en cachette ) lors de votre séjour sur l’île de l’exil ?
Maxime s’était bien gardé de nous raconter cette séquence, j’ai donc découvert les images à la télévision comme tout le monde. J’ai été choquée, et un peu en colère, mais en même temps, ça m’a fait tellement rigoler ! Ce n’était pas très fair-play de sa part, mais c’est du grand Maxime ! D’ailleurs après la diffusion, il m’a promis de m’offrir un resto… mais j’attends toujours (rires).
"Pour moi, c’était les « Hunger Games » du clan vert-orange"
Vous avez réussi un sacré coup de bluff avec Jérôme Catalan et votre vrai-faux collier. Qu’est-ce que ça fait d’entendre Denis dire que c’est « le plus gros coup de bluff de l’histoire du jeu » ?
C’est ma plus grosse fierté ! J’avais un sourire jusqu’aux oreilles ! À ce moment-là je me suis dit que j’avais réussi mon Koh-Lanta. Des stratégies, du bluff il y en a toujours eu, mais ça, ça parce que ça restera un moment historique de l’émission.
Avez-vous eu des scrupules à semer la zizanie dans l’alliance majoritaire ?
Honnêtement, aucun ! (rires). Ils ont voulu nous mettre dehors Jérôme et moi, donc j’ai pris un malin plaisir de les voir s’éliminer entre eux. Pour moi, c’était les « Hunger Games » du clan vert-orange et j’en étais très fière. Ce retournement de situation nous a fait beaucoup de bien. On était devenus les maîtres du jeu, donc j’ai joué à fond et je me suis éclatée.
À lire également
Grâce à ce collier vous avez notamment pu vous venger de Noémie que vous aviez trouvé virulente à votre égard. En avez-vous reparler ?
Oui, j’en ai beaucoup discuté avec Noémie après l’aventure. Avec les tensions, le manque de nourriture, la faim… les esprits s’échauffent. Et je suis assez rancunière, ce qui n’arrange rien. Ses propos m’ont touchée et elle a subi ma vengeance malheureusement, mais maintenant, tout va bien.
Céline a également très mal pris son élimination en vous lançant un « je vous en veux à mort ». Quel regard portez-vous sur ses propos ?
J’ai trouvé sa réaction vive mais très honnête. C’est l’aventure de notre vie. Donc je comprends tout à fait sa réaction parce qu’on lui a coupé l’herbe sous le pied. On en a reparlé après le tournage et elle s’est excusée.
Vous êtes la seule rescapée de la tribu du Nord à atteindre l’orientation. Est-ce que c’était inespéré pour vous d’arriver jusque-là ?
Totalement ! Surtout que je pensais sauter au bout d’une semaine ! (rires). Quand j’ai vu les gros gabarits chez les Violet, je me suis dit que je n’avais pas le physique et que ça allait être très compliqué.
Comment avez-vous abordé la course d’orientation ?
J’étais excitée mais j’avais très peur aussi parce que je n’avais pas d’expérience. J’ai appris à utiliser une boussole une semaine avant de partir et j’ai réussi à trouver deux balises. J’ai toujours été dans la bonne direction mais je ne me suis pas fait assez confiance.
Vous mettez un point d’honneur à vouloir tout trouver seule sans épier vos camarades. Vouliez-vous prouvez quelque chose ?
En regardant les saisons précédentes, ça m’a toujours agacée de voir les candidats espionner les autres. Je n’aurais pas pu me regarder dans un miroir si j’avais trouvé le poignard de cette façon-là. Mais c’est vrai que c’est tentant de céder à la facilité.
"Maintenant c’est moi sa superhéroïne des mes enfants"
Vous êtes maman de deux garçons, qu’ont-ils pensé de votre parcours ?
Ils sont super fiers. Mon dernier de deux ans ne se rend pas encore vraiment compte. Mais celui qui a sept ans, m’a dit : « Maman je suis content que tu fasses Koh-Lanta, parce que maintenant t’es une star » (rires). Dernièrement il a même inventé un jeu de rôles où il se fait appeler lui-même « Claire de Koh-Lanta », c’est trop mignon ! J’ai remplacé les superhéros de la télé, maintenant c’est moi sa superhéroïne et j’en suis très fière.
À lire également
« Le Karma », « détestable » : Maxime éliminé de Koh-Lanta, les internautes jubilent
Que pensez-vous de l’affiche des poteaux : Gaëlle, Maël et Jérôme le Catalan
Ce sont des vrais aventuriers : sportifs, sociables et actifs sur le camp. Pour moi, ces trois-là cochent toutes les cases. Mais on ne va pas se le cacher, j’espère que Jérôme le Catalan remportera cette saison. (rires)