Éliminée lors des destins liés, vous réintégrez finalement l’aventure. Ça a dû être les montagnes russes émotionnelles ?
Cassandre : Oui, d’ailleurs ça n’a pas été facile de se remettre dans le jeu. J’étais partagée entre la tristesse de quitter l’aventure et la joie de pouvoir enfin manger (rires). Quand on a compris avec Maxim que ce n’était pas fini, et qu’on n’aurait rien, ça a été dur, on était frustré.
Comment avez-vous perçu l’accueil des Jaunes en revenant sur le camp réunifié ?
Ils ont tous été très gentils, mais je sentais bien qu’ils étaient dégoutés, parce que ça compliquait les stratégies. On en était au 33 jours de survie, on était tous fatigués et on avait tous envie que ça se termine… donc quand on voit un aventurier revenir on se dit que ça va rallonger l’aventure.
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Avez-vous digérez la trahison de Gustin depuis le tournage ?
Oui complètement. Même en regardant l’émission aujourd’hui, je n’ai pas d’émotions particulières. Depuis le temps, on a pris du recul sur tout ça avec Gustin, et on en rigole. Mais heureusement que j’ai pu me venger en l’éliminant, parce que sinon je pense que j’aurais gardé un peu plus de ressentiment envers lui.
Vous devez une fière chandelle à Ugo de vous avoir donner son collier d’immunité…
Oui, j’ai essayé en vain de trouver un collier pour lui rendre la pareille, en vain. La seule chose que je pouvais faire c’était d’essayer de concentrer tous les votes contre moi pour lui éviter d’être éliminé… J’aurais voulu l’aider plus que ça, car je trouve qu’il méritait plus sa place que moi.
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Eprouviez-vous un sentiment de culpabilité d’avoir accepté ce collier ?
Non, parce que ça voudrait dire que par la suite j’aurais essayé de l’aider parce que je me sentais « obligée de… », alors que je voulais juste lui faire un cadeau, comme il l’a fait pour moi. Grâce à Ugo j’ai passé 3 jours de plus dans l’aventure et c’était inespéré.
Dans quel état d’esprit êtes-vous partie au conseil ?
J’étais résignée. Quoi qu’il arrive, l’issue du conseil n’allait pas me plaire car ça se jouait en Ugo et moi. Heureusement qu’Ugo a finalement dégainé un deuxième collier, ça m’a permis de partir apaisée et heureusement qu’il continue.
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Les jaunes ont justifié votre élimination en avouant vous craindre plus qu’Ugo sur les poteaux… est-ce une petite consolation d’être redoutée ?
J’ai toujours du mal à croire qu’on puisse me considérer comme « dangereuse » (rires). C’est vrai que j’ai pu performer sur des épreuves statiques, mais j’étais tellement fatiguée que ça me paraît improbable qu’on puisse avoir « peur » de moi. Je me suis moi-même étonnée sur mes capacités physiques ! Même en mangeant, je ne me serais jamais cru capable de tenir 2 heures sur l’épreuve du paresseux !
Vous avez affirmé que la Cassandre du début l’aventure n’est plus la même que celle qui est repartie… en quoi Koh-Lanta vous a changé ?
Cette expérience, m’a vraiment donné confiance en moi, ça m’a prouvé que j’étais capable de faire plein de chose et de rebondir, même si je suis triste, parce que Koh-Lanta permet vraiment de se transcender. Ça m’a aussi appris à être plus bienveillante envers moi-même, en relativisant les échecs, alors que dans la vie de tous les jours jamais je ne me dis « c’est bien tu as fait ton mieux » quand je rate quelques chose (rires).
Vous avez récemment partagé les messages haineux que vous avez reçu après l’élimination de Gustin…
Oui, mais globalement je reçois beaucoup plus de messages positifs, heureusement. Les gens ont le droit de ne pas être fan de certains candidats, moi-même je pouvais pester devant ma télé en regardant les précédentes éditions, mais de là à envoyer des messages privés… je trouve ça bête.
Certains aventuriers gardent de séquelles de la survie. Comment s’est passé votre retour en France après 36 jours de privations ?
Ça a surtout été compliqué au niveau de l’alimentation. Je n’arrivais pas à me contrôler, j’avais toujours faim, je mangeais toutes les heures, surtout du sucre ! Je pouvais boire du sirop d’érable à la bouteille (rires), alors qu’avant Koh-Lanta, je détestais tout ce qui était sucré… Mais mon estomac avait rétréci, donc je n’arrêtais pas de vomir tout ce que je mangeais. Ça a duré plusieurs semaines après mon retour.
Au-delà de la nourriture, qu’est-ce qui vous a le plus manqué pendant l’aventure ?
Un lit ! Un endroit confortable, parce qu’à la fin de l’aventure j’étais devenue tellement maigre que dormir sur le sable me faisait mal !