C’est en regardant le parcours de votre maman Marjorie, dans Koh-Lanta en 2017 au Cambodge, que vous avez eu envie de vous lancer ?
Allan : De base je suis fan de Koh-Lanta depuis que je suis enfant. Mais c’est vrai que ça a accentué mon envie d’y participer à mon tour.
Vous aviez annoncé vouloir faire mieux qu’elle… comment l’a-t-elle pris ? (Marjorie a été éliminée après 29 jours de survie)
Oui, c‘est ma mère, mais il y avait quand même une petite rivalité (rires). En plus elle n’était pas sportive du tout, alors que moi je me suis préparé. Donc forcément, je voulais aller un peu plus loin… Et c’est aussi ce qu’elle me souhaitait.
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Quels conseils vous a-t-elle donnés ?
C’est compliqué de donner des conseils parce que chaque saison est différente, mais elle m’a principalement mis en garde sur mon caractère. Je suis très mauvais perdant et j’ai tendance à m’énerver rapidement en cas de défaite.
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Denis Brogniart a révélé que vous avez caché votre filiation lors du casting…
(Rires) Disons que je ne l’ai pas vraiment cachée, j’ai juste « omis » de le mentionner dans ma lettre. Je voulais être sélectionné en ‘tant qu’Allan’ et non pas parce que je suis le fils de Marjorie. La production l’a découvert à la fin du processus de casting, heureusement ça n’a pas posé de problème (rires). De la même manière, je n’en ai pas parlé aux autres aventuriers pour éviter qu’ils pensent que j’avais pu être avantagé d’une quelconque façon. Je ne voulais pas me mettre en porte-à-faux, d’autant plus qu’au début de l’aventure, il vaut mieux rester sur ses gardes.
Cette saison, la compétition régionale est le fil rouge de l’aventure. Cela ajoutait-il une saveur particulière de participer à Koh-Lanta dans ce contexte ?
Oui, j’étais trop content en découvrant qu’on faisait la revanche des 4 Terres. Ça nous donne un double enjeu : on se bat pour soi, mais aussi pour sa région. Ça pimente vraiment la compétition.
Il y a de grosses tensions entre Joana et Andréa, quel regard portez-vous ces frictions ?
Quand j’étais encore présent tout se passait bien entre elles. Dans Koh-Lanta on sait très bien qu’à un moment donné, avec la faim et la fatigue, le ton peut vite monter. Il faut savoir composer avec les caractères de chacun, ça aurait pu m’arriver aussi.
Allan se confie sur ses séquelles : "Je suis encore en rééducation"
Aujourd’hui comment allez-vous ? Vous êtes-vous remis de votre blessure ?
Disons que ça pourrait aller mieux (rires). Je suis encore en rééducation, car j’ai dû subir une opération en rentrant en France. Je progresse bien, mais je ne suis pas encore totalement remis à 100%.
Vous avez dû y allez fort lors de l’épreuve de confort. Que s’est-il passé exactement ?
J’ai plongé pour passer le plus rapidement possible sous une poutre… A ce moment-là j‘ai senti mon épaule se déboîter. J’ai tout de suite compris que quelque chose n’allait pas. J’ai même essayé de la remettre en place moi-même en tournant le bras, en vain. J’ai tenté de continuer l’épreuve mais la douleur était vraiment trop horrible.
Comment s’est déroulée votre prise en charge médicale ?
J’ai été évacué en civière jusqu’à la clinique la plus proche où l’on m’a gardé en observation pendant 24 heures. Le lendemain, Denis Brogniart est venu m’annoncer que l’aventure s’arrêtait là pour moi… Comme vous pouvez l’imaginer, ça a été un moment très dur à vivre.
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Êtes-vous rentré tout de suite en France après cela ?
Non, j’ai d’abord été transféré à Manille, pour passer des examens médicaux et des radios avant de pouvoir rentrer en France.
"être contraint à un abandon médical, a été très dur à accepter"
Comment avez-vous vécu cette élimination particulière ?
C’était la pire chose qui pouvait m’arriver. Déjà, être contraint à un abandon médical, a été très dur à accepter, mais en plus je n’ai même pas pu revenir sur le camp pour dire aurevoir à mes coéquipiers. J’aurais voulu leur faire un câlin, leur dire de se battre pour moi… Ça a été très frustrant de ne pas pouvoir le faire. Ça peut paraître étrange, mais en seulement 5 jours, on crée vraiment des liens forts. Toutes les émotions sont décuplées dans Koh-Lanta.
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C’est Mehdi qui vous remplace, selon vous, est-ce une bonne recrue pour les violets ?
J’aurais préféré être à sa place (rires), mais je suis très content qu’il ait cette deuxième chance. Pour lui aussi, participer à Koh-Lanta, c’était un rêve d’enfant. C’est un très bon atout pour l’équipe, car il est à fois sportif et toujours de bonne humeur.