Dans quel état d’esprit t’es-tu rendu au conseil ?
Alexis : J’y suis allé avec la haine contre moi-même. Je me suis beaucoup remis en question toute l’après-midi, parce que je ne me trouvais pas méritant. Quand Denis m’a interpellé, j’ai explosé sans penser aux conséquences. Parfois il faut un électrochoc pour avancer.
Avais-tu prémédité ton intervention ?
C’était totalement spontané, ça venait du cœur et ce n’était pas par méchanceté. J’ai essayé de peser mes mots, pour qu’ils ne se sentent pas agressés. Mais c’est vrai qu’avec la fatigue, la faim et un certain désespoir après quatre défaites consécutives, j’étais déçu de la tournure de l’aventure : de perdre et d’être un suiveur. J’espérais que cela nous permettrait de crever l’abcès et d’avancer.
Tu n’y es pas allé avec le dos de la cuillère avec tes coéquipiers, notamment avec Amri…
C’est lui qui aurait dû intervenir au conseil. J’attendais une remise en question de sa part ou des autres aventuriers… Je n’ai jamais eu de problème à suivre une personne à partir du moment où elle prouve qu’on peut compter sur elle. J’adore Amri, mais il ne pensait qu’à lui. Ce n’était pas un bon leader, il prenait des décisions et attendait que ça se passe.
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On sent un réel mal être dans ton discours, l’ambiance était-elle vraiment pesante dans la tribu jaune que tu qualifies de « Mafia » ?
Oui, je trouvais l’ambiance malsaine, à cause de l’alliance entre Sébastien, Aurélien et Amri considérés comme ‘intouchables’. Il y avait une hiérarchie pourrie. J’estime qu’en équipe, on doit tous s’entraider.
Regrettes-tu de t’être autant exposé ?
Je regrette la forme mais pas le fond, même si ça a précipité mon élimination. L’avenir nous le dira, mais je pense que ce que j’ai dit, va changer beaucoup de choses dans l’aventure.
Aujourd’hui quelles sont tes relations avec les aventuriers ?
On est très amis. Amri et Aurélien m’ont invité chez eux, et on prévoit de faire prochainement une soirée avec Sébastien.
Comment appréhendes-tu la diffusion de ce conseil houleux ? (l’interview a été réalisée avant la diffusion, ndlr.)
Je suis mitigé. Je pense certaines personnes comprendront et que d’autres crieront à l’autodestruction. En tout cas, ça va faire parler c’est sûr.
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Quels aspects de Koh-Lanta t’ont paru le plus compliqué ?
Les rapports sociaux. Je pensais que les gens me suivraient plus. Dans mon quotidien ou à l’armée, je ne me considère pas comme un leader, mais je suis tout de même quelqu’un qu’on écoute, un peu comme un adjoint. Sur le camp, j’avais l’impression d’être une roue de secours, le petit jeune qu’on ne prend pas au sérieux et qu’on peut virer à tout moment.
Es-tu satisfait du montage de l’émission te concernant ?
Oui, mais je ne me reconnais pas. Dans la vie de tous les jours, je suis ultra-souriant, un peu fou-fou… et sur l’île je me suis trouvé beaucoup trop sérieux. Je pense que le fait d’être le seul jeune au milieu d’adultes n’a pas aidé. Je me suis inventé un rôle, pour ne pas passer pour le gamin de service.
Quel bilan dresses-tu de cette expérience ?
Ni positif, ni négatif. J’ai été à Koh-Lanta mais je n’y ai pas réellement participé, parce que j’ai été éliminé avant la réunification et que je n’ai pas gouté à l’enjeu de l’aventure individuelle.